Actualités : SURCHARGE DES PROGRAMMES
Des élèves de terminale de la capitale en grève


Le syndrome de la grève des lycéens de 2008 est-il de retour ? Depuis mercredi dernier, des élèves de terminale d’au moins cinq lycées de la capitale sont en grève. La cause ? «Il y a surcharge des programmes scolaires. On n’a pas le temps d’aborder tous les sujets avant de se présenter aux épreuves du baccalauréat.»
Abder Bettache - Alger Le Soir) -Des délégués d’élèves de terminale des lycées Aroudj et Kheïreddine-Barberousse, Rouchaï-Boualem, Omar- Ibn-El-Khattab et Ibn-Ennas ont fait le tour des rédactions pour faire part de leur désarroi devant «une situation devenue insupportable ». Il s’agit du nouveau programme imposé par la réforme de l’éducation «qui ne leur laisse pas le temps de souffler». «Nous avons eu cours même pendant les jours fériés et nous n’arrivons pas à avancer. Les enseignants ne peuvent rien faire pour nous, ils n’y sont pour rien», explique Karim, un doublant qui n’a réussi à obtenir qu’un 10 sur 20 au premier trimestre. «Cette année, le niveau est très faible. Les résultats du premier trimestre sont catastrophiques. On a dit que la moyenne nationale de ce premier trimestre ne dépasse pas 8 sur 20. J’ai été admise en classe terminale avec un 12 de moyenne mais je n’ai pu avoir qu’un 7 sur 20 au premier trimestre. La réforme ne nous a touchés qu’en troisième année. On paye les frais d’une opération expérimentale. En plus d’une assimilation trop faible de ces programmes, les travaux pratiques ne sont pas assurés, par manque de temps et de moyens. Comment allons-nous faire le jour de l’examen du baccalauréat ?» s’est interrogée, pour sa part, Nesrine. Les lycéens revendiquent l’allégement des programmes. Ils avouent qu’ils sont dans l’incapacité de trouver le temps nécessaire pour réviser leurs programmes. «Nous n’avons ni le temps de réviser, ni celui de nous consacrer à nos activités extrascolaires, telles que le sport, d’autant plus que les lundis et les jeudis sont réservés aux cours de soutien. Même durant la semaine, après 17 h, ce sont encore des cours», ajoutent-ils. Les élèves de terminale se plaignent aussi du nombre important d’épreuves à l’examen du baccalauréat. «Il y a des filières où nous sommes obligés de préparer plus de 10 épreuves. Nous demandons à ce que les responsables suppriment au moins quelques chapitres dans certaines matières, selon les filières», réclament-ils. Pour rappel, les syndicats autonomes de l’éducation avaient tiré la sonnette d’alarme en appelant à une formation des enseignants avant de procéder à l’application de la réforme. Il y a une année, soit en janvier 2008, des lycéens de terminale ont eu recours également à la grève pour se faire entendre. Ils avaient boudé leurs cours dans la capitale, puis dans d’autres wilayas du pays, pour soulever le problème de surcharge des programmes et l’augmentation du nombre des épreuves au baccalauréat. Ces lycées, issus de la réforme, ont durci le ton durant plusieurs semaines, avant que le ministère de l’Education nationale ne sorte de sa réserve et prenne des décisions d’allégement des programmes tel que revendiqué par ces derniers.
A. B.
youcefabder@hotmail.com

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable