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Présidentielle 2009. Le sismologue, Loth Bonatiro, candidat à
cette élection vient de faire sa déclaration de patrimoine. Il
affirme ne posséder qu’une …
…échelle !
Ce que vous pouvez être mauvais, tout de même ! J’entends d’ici le sifflement
de vos langues fourchues. A peine a-t-il eu le temps de dire qu’il se
représentait à la tête du pays en tant que candidat indépendant, que vous avez
aussitôt commencé à ricaner comme des hyènes. Bien sûr qu’il est indépendant.
Complètement indépendant. Totalement indépendant. Indépendant et même au-delà !
Ô ! Ça vous va bien de lui dénier le label indépendant sous le prétexte
fallacieux qu’il aurait augmenté les députés juste avant l’amendement du 12. Y a
que des vipères comme vous pour y voir un lien politicien, une basse manœuvre
électorale. Là où finalement le cher président n’a fait montre que de simple et
musulmane compassion à l’endroit d’une catégorie d’Algériennes et d’Algériens
défavorisés et vivant jusque-là dans la précarité, les députés. Regardez-moi ça,
entendez ces énormités ! Vous récidivez dans la mauvaise foi en soupçonnant le
cher, très cher président-candidat d’avoir bien choisi le moment pour ordonner à
Ouyahia de payer les arriérés de salaire des milliers de travailleurs jusque-là
réduits à la mendicité. C’est le comble ! Assimiler ce geste de charité
républicaine, de fraternité et d’entraide à une vicieuse opération de charme
avant le 9 avril, c’est tout simplement mesquin de votre part. Et ne me dites
surtout pas que le raïs indépendant aurait pu régler le contentieux des salaires
plus tôt, qu’il avait deux mandats, deux fois cinq ans pour le faire. Il l’a
fait ! Et pas à l’approche du 9 avril 2009. Non M’sieur ! Il l’a fait en 2004.
Un peu avant le 15 avril. Et il l’avait déjà fait en 1999. Donc, des années,
bien des années avant le 9 avril 2009. Vous voyez ? C’est pas une preuve, ça,
qu’il est résolument indépendant ? Non, vraiment, je vous trouve pitoyables.
Vouloir entacher l’indépendance d’un aussi fier cavalier que lui par vos
soupçons infondés. Tenter de diminuer de sa bonté toute naturelle, de son refus
obstiné des calculs politicards, de son désintéressement absolu des attraits du
pouvoir, c’est petit, très petit ! Et c’est surtout malhonnête. Car, ce faisant,
vous escamotez une partie importante, capitale de son discours prononcé à la
Coupole. Là où il dit ne s’être décidé à se représenter que sous la pression
populaire et les millions de poitrines d’Algériennes et d’Algériens qui se sont
gonflées pour l’appeler à briguer un 3e mandat. Osez dire, là aussi, que c’est
une manœuvre politicienne et que, dans les faits, personne ne l’a vraiment forcé
à rempiler ? Osez ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L
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