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Marc Bergeretti, patron de Peugeot Algérie, a déclaré au Soir d’Algérie : «Peugeot doit retrouver ses
marques d’antan.»
Quoi ? Ils relancent la 404 ?
Cette histoire de boycott les fait paniquer à un point tel que c’est le
moment ! Le moment de quoi ? Eh bien le bon moment, le moment idéal, le moment
«T» pour tout leur demander. Ils ont bien augmenté les députés à 30 millions de
salaire par mois. Ils ont bien versé les salaires impayés de milliers de
travailleurs. Ils ont bien débloqué une aide aux personnes démunies. Ils sont
bien sur le point de permettre à nouveau aux émigrés de procéder à leurs fameux
«déménagements». Ils sont prêts à tout pour vous bourrer le mou avant de bourrer
l’urne. Donc, allez-y franco ! Et ne vous retenez surtout pas, ne pensez pas un
instant que vos demandes pourraient apparaître comme farfelues, extravagantes ou
exagérées. Que nenni ! Le régime aux abois, le système en panne d’électeurs est
prêt à se soumettre à tous vos caprices. Laissez juste courir votre imagination,
vos fantasmes longtemps bridés et brimés et votre appétit. Faites-les cracher
dans le bassinet ! Exigez d’eux qu’ils fassent des trucs impossibles. Comme, par
exemple, de contraindre Belkhadem à présenter des excuses à la communauté
chrétienne d’Algérie, et à Habiba plus particulièrement pour tout le martyre que
le gouvernement de l’empastillé leur a fait subir. Comme de faire mettre au
piquet le premier policier du pays par les enseignants grévistes qu’il a fait
tabasser. Comme de déloger la nomenklatura du Club-des-Pins et de la reloger à
Had-Chekala, en supprimant le chauffeur à domicile. Comme de punir Ould Abbès en
lui assignant une interdiction d’approcher un bus à moins de 50 mètres. Comme de
transformer le projet de la méga mosquée d’Alger en complexe culturel avec
bibliothèques, auditoriums, multiplexes cinéma, aquarium géant et jardins pour
amoureux. Ce ne sont là que quelques suggestions. Pas assez folles à mon goût.
Allez plus loin ! N’hésitez pas à demander tout ce qui vous passe par la tête. A
les voir et à les entendre ces dernières heures, ça m’étonnerait qu’ils vous
refusent quelque chose. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.
H. L.
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