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Le sismologue Loth Bonatero candidat à la présidentielle
2009.
Cherchez la faille !
Jusque-là, je pensais que le truc le plus inutile sur terre, c’était le
casse-noix carré. Son inventeur avait tablé à l’époque sur la mutation génétique
de la noix, d’une forme ronde vers la forme carrée, plus pratique pour le
conditionnement. Finalement, la noix est restée ronde et le casse-noix carré n’a
jamais servi. Depuis quelques jours, cet outil totalement inutile a un
concurrent encore plus inutile : le comité de campagne pour la réélection de
Abdekka. Le comité de campagne du candidat Boutef’ ambitionne sérieusement
d’occuper la première place dans le hit-parade des machins totalement inutiles.
Et je pense, moi, qu’il en a les moyens et les capacités. Car, à quoi sert un
comité de campagne pour Abdekka ? A rien, bien sûr. Pourtant, il existe. Comme
le casse-noix carré. Comme le casse-noix carré aussi, le comité de campagne
occupe une place. Dans un des beaux quartiers de la capitale, avec des
succursales à travers le pays. Il faut au moins une fois dans sa vie s’être
déplacé au siège du comité de campagne. Ça vaut le détour ! Dedans, y a un tas
de gens, femmes et hommes qui s’occupent. Qui s’occupent à quoi ? On ne sait pas
trop, mais qui s’occupent quand même. Alors, lorsque vous leur posez la question
qui vous brûle les lèvres : «Que faites-vous exactement ici ?» Ils vous
répondent tous en chœur, avec le même sourire bleu Colgate : «Nous travaillons à
la réélection du candidat Bouteflika !». Comme vous êtes poli, vous ne répondez
pas, mais vous n’en pensez pas moins. A quoi sert-il de travailler à la
réélection d’un gars qui a d’ores et déjà été réélu ? A rien. En vérité, à
presque rien. Le comité de campagne du candidat Abdekka sert tout de même à
quelque chose. A changer le classement dans le hit-parade des trucs les plus
inutiles de la terre. Premier, le comité de campagne. Second, le casse-noix.
Mais attention, la deuxième position du casse-noix n’est que provisoire. Il
n’est pas dit que le casse-noix ne soit pas surclassé. Par un concept foireux et
d’une inutilité historique prouvée et avérée : l’opposition trotskyste. Je fume
du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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