Pause-Café : Pause-Café
Et Galloway dit : «Iftah Ya Simsim !»


Ma tribu de là-bas avait les larmes aux yeux avant-hier ! Ceux de Beni Boussaïd, ces braves Amazighs oubliés dont les familles s’entrecroisent de part et d’autre de la frontière, étaient à la fois émerveillés de voir la barrière levée et tristes de savoir qu’elle allait se refermer dès le passage du dernier camion.

Ils m’ont appelé pour me dire leur détresse. D’autres, de Maghnia, de Sidi- Medjahed, de Bab-El-Assa, sont allés voir de près ce miracle. L’un de ces malheureux, séparé des siens par la bêtise humaine, a hurlé dans le téléphone cette phrase lourde de sens : «Ce que des millions de Marocains et d’Algériens n’ont pas réussi à faire, M. Galloway l’a fait aujourd’hui.»
Aucun motif politique ou autre ne peut justifier cette situation en contradiction flagrante avec les objectifs de la Révolution (la déclaration du 1er Novembre parle d’indépendance dans le cadre nord-africain). Alors, nous ne savons plus s’il faut remercier – pour cette ouverture d’un jour — ou maudire – pour le faux espoir — M. Galloway !

farahmaamar@ymail.com
«L’espoir fait vivre. L’attente fait mourir.»
(Anonyme)

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