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D’après des analystes très au fait des élections algériennes, le
candidat Loth Bonatiro devrait obtenir un score honorable à la présidentielle.
6,9
Oui ! Je l’écris et le réécris ! La fraude a déjà
commencé. Et la victime, c’est Abdekka. Vous avez bien lu ! Abdekka est
victime d’une fraude anticipée. Quand j’apprends qu’il n’a réussi à
recueillir que 4 millions de signatures, je crie haut et fort à la fraude, à
la spoliation de popularité. Il n’est pas possible que cet hommelà n’ait
pu réunir que 4 millions de paraphes. Il y a eu du «tikherbichine». Soit des
cartons contenant des formulaires de souscription ont été dérobés, volés
avant leur remise au Conseil constitutionnel. Soit des sympathisants du très
sympathique Boutef’ ont été victimes d’une campagne sournoise et parfois
violente d’intimidation afin de les dissuader de signer. Je ne vois pas d’autre
explication ! Lorsqu’on a l’aura d’un tel candidat, lorsqu’on irradie
autant de bonheur patriote et nationaliste, lorsqu’on dégage autant de
gentillesse pour son prochain, on ne réunit pas 4 malheureux millions de
signatures. C’est 40 millions de signatures, voire 100 millions, voire plus
qui auraient dû atterrir sur le bureau du Conseil constitutionnel. Oui, je
sais, d’après les dernières statistiques, la population algérienne ne
compterait que 30, voire 33 millions d’habitants à tout casser lors d’émeutes.
Qu’importe ! Abdekka suscite de la sympathie même hors du pays. Ils sont des
millions d’étrangers à vouloir voter Boutef’ le 9. Ne me dites pas non ! J’en
connais au moins une au Parti socialiste français. Elle et sa famille
voteraient des deux mains pour Boutef’. Alors ? Qui veut nous faire croire que
l’immense candidat qu’il est n’a pu obtenir que 4 millions de signatures ?
Qui en veut à Si Abdelaziz ? Qui veut attenter à son aura, à son prestige ?
Il faut que nous sachions ! La vérité, toute la vérité doit être faite
autour de cette grossière manipulation de la sympathie populaire à l’endroit
de Boutef’. La fraude ne passera pas ! Que fait donc la commission chargée de
superviser les préparatifs du scrutin ? Pourquoi ce silence face à un déni de
popularité criant ? Je vais même jusqu’à accuser le ministère de l’Intérieur
de passivité complice devant cette atteinte aux droits du candidat Abdekka au
plébiscite qu’il mérite. C’est un hold-up ! Je suis tellement outré par
ces manœuvres que j’en appelle au boycott de ce scrutin déjà gravement
entaché. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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