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Alger-Pékin


En avril 1975, pour me rendre en Chine où je devais couvrir la visite de M. Tayebi Larbi, ministre de l’Agriculture, il me fallait prendre l’avion pour Paris et de là, embarquer le lendemain à bord du Boeing 707 d’Air France qui mit 18 heures, avec deux escales à Athènes et Karachi, pour atteindre la capitale chinoise
C’était en pleine révolution culturelle et Air France était l’une des très rares compagnies occidentales à atterrir à Pékin.
Alger-Pekin sans escale fait partie de ces rêves que j’ai longtemps caressés et qui me paraissaient impossibles ! Voilà que c’est fait. Beaucoup d’Algériens vivent ce moment avec joie et fierté.
Pour le billettiste blasé et radoteur que je suis, de tels motifs de satisfaction sont rarissimes ; aussi, je le dis sans aucune tartuferie : bravo Air Algérie, bravo aux pilotes et au personnel navigant !
Continuez pour d’autres conquêtes !
Pour la petite histoire, M. Tayebi Larbi avait rejoint Pékin, quinze jours plus tard, en… train. D’où le sobriquet de «Marco Polo» qui lui colla à la peau !
farahmaamar@ymail.com
«Vouloir être de son temps, c'est déjà être dépassé.»
Eugène Ionesco

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