Pause-Café : Pause-Café
Jeune «béni-oui-oui»


Un ami m’avouait qu’il trouvait un grand plaisir, lorsqu’il se rendait en Tunisie, à prendre un café sur une terrasse de l’avenue Bourguiba en lisant La Presse... Devant ma moue interrogative, il ajouta :

«Tu sais, ce n’est pas pour te blesser, mais enfin, ces crimes, ces atrocités, ces émeutes, ces explosions, ces pénuries d’eau, ces coupures d’électricité, ce grand pessimisme de la presse indépendante, ça me décourage parfois à tel point que je regrette nos journaux d’antan.»
Que faire pour que mon pote retrouve sa sérénité perdue ? Une idée géniale — ça m’arrive de temps à autre — traversa mon esprit. Mais oui ! Il avait ici mieux que La Presse, La Pravda et tous les journaux optimistes réunis ! C’est ça ! Il n’avait qu’à lire Jeune Afrique!
Quand je feuillette cette revue, j’ai l’impression que le pays dans lequel je vis douze mois sur douze (sans un seul jour à l’étranger ou à… Paris) est une contrée virtuelle qui n’a rien à voir avec l’Algérie paradisiaque évoquée par Jeune Afrique.

farahmaamar@ymail.com
« C’est au pied du mur… qu’on voit le mur.»

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