|
Présidentielle 2009. Abdekka dispose d’une arme redoutable,
terrible d’efficacité.
Une gomme !
—Quoi ? Tu en es sûr ?
—Mais puisque je te le dis ! Bien sûr qu’il peut le faire. Ça aussi, il peut le
faire !
—Non ! Là, je ne peux pas te croire ! C’est trop gros.
—Faut que tu te mettes définitivement dans le crâne que ce gars-là n’est pas
comme toi et moi. Il est spécial.
—D’accord, il est spécial ! Mais il ne peut pas aller jusqu’à réussir ce
truc-là…
—Ben si ! Il peut ça. Il peut d’autres choses encore plus incroyables. Il ne
connaît pas de limites. Il n’a pas de limites. Il ne s’est pas fixé de limites.
Dans son domaine, c’est le boss, le numéro 1.
—Attends ! Là, tu me chambres, tu me prends pour plus crédule que je ne suis.
Qu’il soit l’as des as en matière d’effacement, je veux bien, qu’il réussisse à
effacer les dettes des agriculteurs, je veux bien, qu’il s’apprête à effacer les
dettes des jeunes entrepreneurs, je veux bien, mais ça, c’est impossible !
Personne, même pas les êtres exceptionnellement doués ne peuvent le faire.
—Lui, si !
—Et il peut le faire pour tout le monde ?
—Oui M’sieur ! Sans exception.
—Et le résultat est garanti à 100%
—A 1000% !
—Sans séquelles ?
—Sans aucune séquelle !
—Je n’en reviens pas ! Un président qui peut aussi effacer les boutons d’acné
des jeunes de son pays, c’est une avancée fantastique pour la science
dermatologique. Je suppose qu’il y a des conditions à remplir tout de même…
—Oh ! Si peu ! Faut juste être en âge de voter et certifier ne pas être adepte
de la secte maléfique des fumeurs de thé. Sinon, pour le reste, le cauchemar
continue.
H. L.
|