jeudi 05 mars 2009
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L’emploi du temps très passionnant d’un lièvre entre deux présidentielles !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Présidentielle 2009. Quelle est la différence entre les candidats qui ont été retenus et ceux qui ont été recalés. Tous sont des lièvres. Mais les seconds ont tout de même une particularité intéressante. Ce sont des lièvres à qui on a posé un … 

… lapin !

Vu que je n’aurai plus l’occasion de l’évoquer avant longtemps, au moins cinq ans, j’ai décidé de découvrir où allait Ali Zeghdoud, lièvre éconduit dans la candidature à la candidature présidentielle. Lorsque Ali Zeghdoud a appris que cette fois-ci, comme les autres fois auparavant et comme les autres fois à venir, il n’avait pas été sélectionné dans l’équipe nationale des lièvres rentrants, il a éteint son portable, débranché son talkie-walkie, enlevé son oreillette, tourné le bouton de son biper, replié l’antenne de son récepteur satellite greffée sur le lobe extérieur de son sinus nasal et il est rentré chez lui. Une fois à la maison, il a refermé la porte derrière lui à double tour, mis un sparadrap noir sur l’œil de bœuf, abaissé sur «off» la commande du disjoncteur de la Sonelgaz, retiré la fiche du téléphone fixe et a rangé dans un coffre pas très fort tous ses mobiles, les bons comme les moins bons, les avouables comme les franchement pas avouables. Ensuite, méthodiquement, avec des gestes lents, il a enlevé son costume, retiré ses micros scotchés sur la poitrine – non sans pousser un petit cri de douleur, à cause des poils – poussé ses mocassins fatigués sous le lit. Et il s’est allongé. Sur le même lit, bien sûr. D’un geste tout aussi lent, Ali Zeghdoud a tendu son bras vers la table de nuit, y prit son réveil de fabrication artisanale, en régla la minuterie sur avril 2014, puis reposa doucement l’engin à portée d’ouïe. A partir de ce moment, et pas d’un autre, Ali, Ali Zeghdoud ne va plus bouger. Non seulement il ne va plus bouger, mais plus phénoménal encore, Ali, Ali Zeghdoud va dormir. Une sieste de cinq ans. Il pourra se passer les pires choses du monde dehors. Et les meilleures aussi. Alilou ne se réveillera pas. Je vous propose donc de respecter son sommeil, de nous retirer doucement de son terrier, et de le retrouver dans… cinq ans. Si Dieu nous prête vie. Car, si lui sera bien là, nous c’est moins sûr ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

P. S. : Désolé de vous avoir fait faux bond hier mercredi. Un gros lièvre bloquait la porte de mon bureau. Il faudra à l’avenir que je pense à poser des pièges à lièvres.
Le fumeur de thé

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