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Lu hier en Une du Soir d’Algérie : «Que réserve
Bouteflika aux islamistes ?» Réponse : le paradis…
… sur terre !
Teguia Mohamed, patron de la commission étatique de surveillance des
élections, est très en colère. Il ne supporte plus, le brave homme, de lire des
articles de presse affublant les cinq adversaires d’Abdekka du vocable «LIÈVRE».
Teguia Mohamed est tellement en colère qu’il menace les femmes et hommes de
plume de tous poils de représailles juridiques. Ya bouguelb ! Nous avons intérêt
à obtempérer à son ordre. Car avant de se voir désigner par l’un des candidats à
la tête de la commission de surveillance du prochain scrutin, Teguia Mohamed a
eu à assumer le poste de ministre de la Justice. C’est donc que les représailles
judiciaires, il en connaît un bout. Moi, je ne veux plus jouer avec le feu.
J’arrête à partir d’aujourd’hui d’employer le mot «LIÈVRE». Je ne dirai plus de
Moussa Touati qu’il est un LIÈVRE. Je ne dirai plus de Fawzi Rebbaïne qu’il est
un LIÈVRE. Je ne dirai plus de Louisa Hanoun qu’elle est un joli LIEVRE. Je ne
dirai plus de Mohamed Saïd qu’il est un LIEVRE. Et je ne dirai plus non plus de
Djahid Younsi qu’il est un LIEVRE. Je m’y engage solennellement ! Ces cinq-là ne
seront plus affublés du qualificatif LIÈVRE. D’ailleurs, et pour éviter toute
confusion qui susciterait un surcroît de colère chez Teguia Mohamed, c’est
carrément le mot LIÈVRE qui est désormais banni de cet espace. Plus question
d’écrire LIÈVRE dans les trente lignes quotidiennes que vous me faites l’honneur
de lire. Si je pouvais, si j’en avais le pouvoir, j’irais jusqu’à effacer toutes
les chroniques dans lesquelles j’ai eu par le passé, avant le coup de sang de
Teguia, à employer le mot LIÈVRE. A l’heure de la réconciliation nationale et de
l’amnistie générale, il ne sera pas dit que je serai, moi, le malotru qui tente
de déstabiliser le pays par l’emploi désormais délictueux du mot LIEVRE. Abadan
! Très officiellement, je bannis les LIEVRES de mon terrier. Au large, les
LIEVRES ! Sus aux LIEVRES ! Mort aux LIEVRES ! Ici, Les LIEVRES ne passeront
plus ! C’est la der des ders qui me verra employer dans la même chronique 17
fois le mot LIEVRE. Zut ! Maintenant, ça fait 18 ! Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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