lundi 30 mars 2009
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Se préparer à un 12 novembre bis !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Le dernier album de Khaled est intitulé «Liberté». J’en connais qui appréciera moyennement un titre pareil. 

Mami !

Alors ? Il a dit «amnistie générale» ou pas ? Parce qu’en lisant les comptes-rendus de mes honorables consœurs et confrères qui ont couvert les meetings d’Abdekka au sud du pays, je ne sais plus ! Un coup, il a dit «oui à une amnistie générale, à condition que les terroristes déposent les armes». Un autre coup, il aurait affirmé qu’une «amnistie générale pourrait conduire à une guerre civile encore plus sanglante que tout ce que nous avons déjà vécu». Realors ? Qui croire ? Peut-être, tout simplement, notre expérience d’Algériens finalement habitués à ce mode de communication fort peu orthodoxe. Personnellement, je préfère me fier à mon petit doigt qui sait, lui, qu’à partir du moment où un mot est ainsi lancé en l’air, dans l’air vicié de l’Algérie, ce n’est jamais innocent. Dernier exemple en date de ces mises en orbite lexicales, celle de la réforme de la Constitution. Ça avait commencé de la même manière. Une polyphonie sciemment entretenue dans les titres de la presse. Une sorte d’alternance contrôlée entre «il va changer la Constitution» et «il n’osera pas toucher au texte fondamental ». Pour aboutir enfin au 12 novembre noir. Même recette aujourd’hui, mêmes ingrédients, et même chef cuistot aidé des mêmes marmitons. Amnistie ? Pas amnistie ? Je prends le pari, bien avant que le plat ne soit servi. Amnistie il y aura ! Les mêmes députés qui ont voté oui des deux mains et des deux jambes au viol de la Constitution et au mandat à vie seront remis au turbin, reviendront lever ce qu’il leur reste à lever pour dire là aussi oui. A l’amnistie générale. En fait, il n’y a que les aveugles ou ceux qui portent des lunettes noires pour mieux détourner le regard qui refusent encore d’admettre que nous nous dirigeons droit vers l’amnistie totale, entière, pleine des tangos. De tous les tangos. De celui qui faisait la cuisine, le guet ou le bonheur bestial de son émir, aux commandos qui plastiquaient, brûlaient, éventraient, égorgeaient, trucidaient ou tuaient par balles civils, militaires et policiers. Tous vont être absous ! Faut juste relire les déclarations du candidat Abdekka. Pas celles d’aujourd’hui. Non ! Celles de 1999. Tout est dedans. Aujourd’hui, il ne fait que tenir ses promesses. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete@blogspot.com

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