Régions : ORAN
L’agenda de la session de l’APW modifié en raison de l’élection présidentielle


La rencontre des membres de l’APW, qui a eu lieu ce dimanche 29 mars, réduite en raison de leur occupation à préparer l’élection présidentielle, s’est résumée à exposer le bilan des réalisations qui ont lieu ces dix dernières années. La suite du programme se poursuivra au cours de la deuxième phase des travaux prévus pour le 12 du mois prochain.

Lors de son discours d’ouverture, le wali d’Oran s’est montré satisfait vis-à-vis du taux atteint dans les différentes réalisations des projets inscrits aux programmes des deux périodes quinquennales, concernant divers secteurs de développement, notamment l’emploi, le logement, la réhabilitation de la voirie et l’alimentation en eau potable. Il a déclaré, dans ce contexte, qu’avec l’important budget débloqué par l’Etat au profit de la ville d’Oran ces dix dernières années, évalué globalement à 188,6 milliards de dinars, la wilaya a réussi à construire, pour la période quinquennale 2004- 2009, près de 36 000 unités de logements, dont 11 000 durant l’année écoulée. Ces réalisations, d’après le wali d’Oran, ont permis de mettre à l’abri 840 familles qui occupaient 101 immeubles du vieux bâti. Cet important quota de logements a également rendu possible le relogement de 3 000 familles habitant la cité des Planteurs, en attendant l’élargissement de l’opération pour toucher par la suite 6 000 familles concernées par la même mesure. Le SG de la wilaya a déclaré pour sa part que dans ce sillage, 14 000 logements sont prévus et devraient être réceptionnés d’ici la fin de l’année, ajoutant que l’enveloppe financière consacrée à ce secteur, pour la période 2004-2009, constitue 71% du total du budget 1999- 2009. Concernant le secteur de l’eau, le wali a assuré que ce problème, dont la ville n’a jamais cessé d’en souffrir, verra une nette amélioration. Optimiste, le même orateur a expliqué que les projets récemment réalisés dans ce contexte, en particulier celui de la station de dessalement d’El-Macta, de Aïn- Témouchent et le projet du MAO, vont assurer pour la ville d’Oran une importante quantité en eau. Il a également estimé que le volume de consommation de cette matière précieuse à Oran est de 350 000 m3, dont 300 000 m3 destinés aux abonnés ordinaires et les 50 000 m3 restants aux industriels. Le secrétaire général de la wilaya a déclaré qu’un projet de station de purification de l’eau est lancé pour cette année 2009 au niveau de la localité de Bethioua avec un budget de 3,5 milliards de dinars. Dans le cadre du secteur de la santé, le wali d’Oran a estimé que la situation est plutôt satisfaisante, reste à réhabiliter les urgences, qui, selon lui, représentent un point noir. Dans le même contexte, l’intervenant a révélé qu’une étude sera lancée par le ministère de la Santé, à travers sa direction d’Oran, pour voir la possibilité de transformer l’hôpital de Aïn-El-Turck en centre de rééducation fonctionnel. Dans le secteur de l’urbanisme, notamment la réhabilitation de la voirie, l’on saura que 59 opérations ont été lancées. Supervisés par le directeur de l’urbanisme, ces projets ont porté sur la réalisation de 5 boulevards d’une longueur de 14,5 km, tandis que 7 autres projets sont en chantier avec 9,1 km de longueur. D’autres secteurs ont été débattu lors de cette première réunion de l’APW qui sera plus détaillée après le 9 avril 2009.
B. A.

ÉCLAIRAGE PUBLIC
La gestion et l’entretien du réseau soulèvent un sérieux problème

L’éclairage public ne semble pas avoir été maîtrisé comme il se doit. Une préoccupation abordée par le secrétaire général de la wilaya d’Oran lors de la session de l’APW, déclarant que «la création d’un établissement chargé de l’entretien des structures en rapport avec l’éclairage public est devenue indispensable pour mettre fin aux problèmes signalés à ce sujet».
A ce propos, le wali d’Oran a ajouté : «Nos interventions effectuées pour rétablir l’éclairage dans certaines localités ont réglé le problème mais pas pour longtemps. La même panne se reproduit quelques heures après… l’intervention des spécialistes que nous avons sollicités nous a permis de découvrir que le problème était plus sérieux. Les pannes ne se situent pas uniquement au niveau des poteaux, mais elles sont dues à la surcharge que subissent les postes d’alimentation en électricité.» Les postes électriques qui alimentent les lampadaires arrivent à saturation, provoquant ces points noirs en éclairage public. Dans bon nombre de cités, ce phénomène est devenu presque quotidien. Certains habitants se sont même habitués à ce désagrément, tandis que pour d’autres, cela engendre un véritable désarroi. Et pour mettre fin à ces pannes répétées, le wali a assuré qu’«une enveloppe financière d’une valeur de 17 milliards de centimes a été allouée à cet effet pour parvenir à réaliser environ une centaine de nouveaux postes électriques, dont 55 seront destinés à la commune d’Oran, 28 à celle de Bir-El-Djir, ainsi que pour d’autres localités qui ont en besoin». Toujours dans le même contexte, le wali a annoncé que «78 milliards de centimes ont été octroyés afin de réhabiliter le réseau d’éclairage à Oran». Il est à souligner que d’après les déclarations du secrétaire général de la wilaya d’Oran, celle-ci dispose actuellement d’un vaste réseau d’éclairage estimé à environ 2 000 points lumineux. En prenant compte de la cadence accélérée d’expansion des zones urbaines de la ville, le secrétaire général dira que pour faire face à ce problème, la ville a intérêt à accélérer l’installation d’un organisme particulier chargé de l’entretien et de la gestion du réseau.
Ben Aziz

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