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Présidentielle 2009. Trois adversaires d’Abdekka
menacent de se retirer. A défaut de susciter les
passions, cette campagne a au moins le don de
déclencher …
…les fous rires !
Avouez que ça tombe bien, tout de même ! Des lièvres qui menacent de se
retirer de la présidentielle à quelques petites heures seulement du 1er avril !
Hou ! Mais c’est que j’ai failli les croire les chenapans. Faut dire qu’en plus
d’être farceurs, nos lièvres sont aussi fins comédiens. Ils se sont donnés à
fond pour nous faire croire qu’ils allaient vraiment se retirer … dans leurs
profonds terriers. Texte commun se voulant ferme et nerveux, comme de la bonne
chair de lièvre. Constat aussi sévère que des moustaches de lièvre qui se
dresseraient dès la moindre menace. Gros yeux exorbités du lièvre scandalisé par
tant d’injustice sur cette terre des hommes, etc., etc. Ils nous ont fait la
totale ! J’étais presque sur le point d’aller à leur rencontre pour les supplier
de rester en course, tellement je les ai trouvés poignants. Heureusement
qu’ensuite, je me suis ravisé. Pour adopter une attitude plus raisonnable, plus
adulte, plus mature et plus conséquente. Attitude qui consiste à dire aux
lièvres en colère, aux lupus enragés la seule chose que des personnes sensées
peuvent leur dire aujourd’hui : «Chiche ! » Chiche, retirez-vous de la course.
Ne restez pas coincés au stade des répétitions. Jouez la pièce de théâtre
autrement qu’en lisant le texte qu’on vous a fourré sous le nez. Créez une autre
fin à cette histoire tordue. Et là, dès que le mot «chiche» est soufflé à leurs
narines frémissantes, les lièvres redeviennent ce qu’ils ont toujours été. La
moustache retombe. Les yeux s’adoucissent. Le poil redevient lisse. Ce qui me
fait dire qu’en termes vétérinaires, le médicament miracle pour soigner les
lièvres soupçonnés de rage, c’est de leur balancer au museau le mot «chiche».
C’est radical. Ça les calme jusqu’au jour «J». Celui du sacrifice. Des lièvres,
s’entend. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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