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L’Algérie n’importera plus de somnifères. Je trouve
cette mesure tout à faire logique. Nous en produisons
d’excellents ici même.
Mohamed Teguia
C’est un exercice facile. Je dirais même plus, facil-macil ! S’en prendre à
Madani Mezrag, lui reprocher avec de gros yeux furibards ses propos sur
Benhamouda, lui en vouloir parce qu’il a déclaré à des confrères que «Abdelhak
Benhamouda méritait de mourir, vu que lui aussi assassinait», c’est à la portée
de n’importe qui. Tout comme il était facile de s’en prendre à Benhadj qui a
craché sur la tombe encore chaude du numéro 2 des services algériens, le défunt
Smaïn Lamari. Tout comme il était encore plus facile de s’émouvoir de la
description volontairement minutieuse donnée par Mezrag des derniers râles d’un
jeune soldat qu’il venait d’abattre froidement. Ces exercices faciles, nous les
avons tous pratiqués. Moi en premier. Par contre, il est plus difficile de
pratiquer un autre genre d’exercices. Et comme la difficulté ne me rebute pas,
je vous invite à affronter ensemble la «difficulté». Allons-y ! D’abord, un
constat. Madani Mezrag est parfaitement dans son rôle lorsqu’il se déclare
satisfait et heureux de l’assassinat de Benhamouda. Mezrag est un assassin. Son
job est d’assassiner. Lorsque des cibles que lui et ses compagnons se sont
fixées sont atteintes, logiquement, ils ne peuvent que jubiler. Par contre, s’il
faut incriminer une partie, quelle qu’elle soit, faut pointer l’index bien droit
et bien ferme sur la poitrine de celui qui permet, en 2009, à Mezrag de brandir
fièrement la tête de Benhamouda comme on le ferait d’un trophée de chasse. Qui
lui a permis ? Moi ? Vous ? Qui a fait que des demi-sel, des truands reconvertis
dans la boucherie de masse, coincés comme des rats dans leurs casemates avant
1999, en sortent après avril de cette année-là et viennent pisser aujourd’hui
sur les tombes de nos martyrs ? Qui ? Moi ? Vous ? Ceux qui iront le 9 voter
doivent savoir qu’ils conforteront non pas les seconds couteaux, les Mezrag et
autre vermine verte, mais bien plutôt le premier couteau. Ne nous trompons pas
de cible. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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