Monde : FRANCE
Un «diplôme de fils à papa» pour le fils du président Sarkozy


Une quinzaine de militants d'un collectif baptisé «Sauvons les riches» ont fait irruption hier au Rotary Club à Paris, où était reçu Jean Sarkozy, le fils du président français, pour lui remettre un diplôme de «fils à papa», ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les membres du collectif, qui veut «soigner» les riches et les faire renoncer à «leur vie clinquante, vulgaire et tellement triste», se sont introduits à l'heure du déjeuner dans le pavillon Dauphine, un établissement de luxe du Bois de Boulogne, à Paris. Lançant une sono qui diffusait la musique du feuilleton américain Dallas, ils ont entouré la table d'honneur, où se trouvait Jean Sarkozy, fils de Nicolas Sarkozy et conseiller général UMP (droite présidentielle) de Neuilly-sur- Seine, une banlieue chic de Paris. Ils ont interpellé Jean Sarkozy sur les inégalités de revenus et la condition des stagiaires. «Bien joué», leur a-t-il lancé, passé le premier moment d'effarement. «Je suis ravi de discuter avec vous.» «Sur le fond, il y a des riches et des pauvres, et il ne faut pas opposer les gens les uns aux autres», a-t-il estimé. Il a accepté le document intitulé «diplôme de fils à papa», mais n'a pu recevoir le «pack de retour sur terre» (plan et tickets de métro, denrées alimentaires de base, livre sur les stagiaires) que lui avait préparé le collectif, en raison de l'ambiance houleuse dans la salle. Des convives ont laissé éclater leur indignation, certains tentant même de refouler de force les intrus, qui ont fini par quitter les lieux au bout d'environ un quart d'heure. «Sauvons les riches» soutient la revendication de la campagne Europe- Ecologie pour les élections européennes. Elle vise à instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l'ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés. Les membres du collectif, créé en mars, ont déjà procédé à des actions d'éclat, en intervenant notamment déguisés en infirmiers psychiatriques lors d'une séance de dédicace du publicitaire français Jacques Séguéla, qui avait estimé que «si l’on n'a pas de Rolex à 50 ans, on a raté sa vie».

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