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Remaniement au sommet de l’Etat. L’islamisme perd
un ministre mais garde un…
…Président !
Ca y essssssssssst. Yaw ça esssssssssssssst ! C’est fait ! Abdekka vient
enfin de se décider s’agissant du gouvernement et de sa composition. Et là, à la
lecture du communiqué de la présidence, je suis obligé de me ranger à l’avis de
nombreux confrères qui avaient fait de cette annonce l’événement majeur à
guetter, l’info à ne pas rater. Ils avaient raison les bougres ! Les termes de
ce communiqué présidentiel vont révolutionner la vie publique. C’est un séisme
dans les institutions. C’est un avis de tempête permanente. Imaginez un peu :
Boutef’ a mis tout ce temps, a tergiversé autant, a ménagé tous ses effets pour
finalement nous annoncer un changement historique dans l’équipe d’un Ouyahia
reconduit : le départ… d’Aboudjerra Soltani. Un départ à la demande expresse du
ministre islamiste lui-même ! C’est pas magnifique tout ça ? C’est pas
abracadabrantesque ? De quoi faire pâlir de jalousie Monsieur Bricolage. De quoi
faire enrager Bricorama. Ca, c’est de la volonté d’aller de l’avant ou alors je
ne m’y connais pas du tout. Voilà comment le raïs compte faire enfin aboutir ou
tout simplement faire démarrer des projets à l’arrêt ou en panne : en
reconduisant les mêmes gugusses incapables de déterminer l’origine de la panne
et de réparer. Ah ! Elles vont être animées les cinq prochaines années avec des
guest-stars pareilles. Une vraie galerie de momies, un musée Grévin encore plus
figé que l’original. Les mêmes qui se faisaient insulter lors des inaugurations
par un Abdekka coléreux et éructant invariablement dans le micro «t’es nul !».
Les mêmes qui se faisaient auditionner pendant le Ramadan, guettant l’heure de
la rupture du jeûne, l’estomac gargouillant de faim, l’œil prêt à tourner
d’inanition et la vessie prête à craquer. Au-delà de l’aspect proprement
ubuesque d’une équipe qui a perdu mais qui se fait quand même réaligner sur le
terrain, je prends un pari, encore un. Dès aujourd’hui mardi, dans vos journaux,
peut-être même dans mon canard, je suis presque sûr de lire les mêmes fins
analystes affirmer que cette reconduction en bloc du staff Ouyahia confirme les
graves divergences entre les centres d’intérêt qui décident des quotas de chaque
clan au pouvoir. Et ces lumières en concluront — comme d’hab’ — que face à ce
blocage, Boutef’ a été contraint au statu quo de la reconduction sans
changement. D’autres, encore plus «courageux» que les premiers, pousseront la
témérité jusqu’à affirmer que cette reconduction traduit de manière cinglante le
rétrécissement drastique de la marge de manœuvre du président. Allez ! C’est le
moment. Maintenant, vous pouvez piquer un fou rire. Sans oublier tout de même,
entre deux hoquets, de fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui
continue.
H. L.
Retrouvez-moi sur mon blog www.tacervellesarrete.blogspot.com
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