mardi 28 avril 2009
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POURQUOI CHANGER UNE ÉQUIPE QUI PERD, HEIN ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Remaniement au sommet de l’Etat. L’islamisme perd un ministre mais garde un… 

…Président !

Ca y essssssssssst. Yaw ça esssssssssssssst ! C’est fait ! Abdekka vient enfin de se décider s’agissant du gouvernement et de sa composition. Et là, à la lecture du communiqué de la présidence, je suis obligé de me ranger à l’avis de nombreux confrères qui avaient fait de cette annonce l’événement majeur à guetter, l’info à ne pas rater. Ils avaient raison les bougres ! Les termes de ce communiqué présidentiel vont révolutionner la vie publique. C’est un séisme dans les institutions. C’est un avis de tempête permanente. Imaginez un peu : Boutef’ a mis tout ce temps, a tergiversé autant, a ménagé tous ses effets pour finalement nous annoncer un changement historique dans l’équipe d’un Ouyahia reconduit : le départ… d’Aboudjerra Soltani. Un départ à la demande expresse du ministre islamiste lui-même ! C’est pas magnifique tout ça ? C’est pas abracadabrantesque ? De quoi faire pâlir de jalousie Monsieur Bricolage. De quoi faire enrager Bricorama. Ca, c’est de la volonté d’aller de l’avant ou alors je ne m’y connais pas du tout. Voilà comment le raïs compte faire enfin aboutir ou tout simplement faire démarrer des projets à l’arrêt ou en panne : en reconduisant les mêmes gugusses incapables de déterminer l’origine de la panne et de réparer. Ah ! Elles vont être animées les cinq prochaines années avec des guest-stars pareilles. Une vraie galerie de momies, un musée Grévin encore plus figé que l’original. Les mêmes qui se faisaient insulter lors des inaugurations par un Abdekka coléreux et éructant invariablement dans le micro «t’es nul !». Les mêmes qui se faisaient auditionner pendant le Ramadan, guettant l’heure de la rupture du jeûne, l’estomac gargouillant de faim, l’œil prêt à tourner d’inanition et la vessie prête à craquer. Au-delà de l’aspect proprement ubuesque d’une équipe qui a perdu mais qui se fait quand même réaligner sur le terrain, je prends un pari, encore un. Dès aujourd’hui mardi, dans vos journaux, peut-être même dans mon canard, je suis presque sûr de lire les mêmes fins analystes affirmer que cette reconduction en bloc du staff Ouyahia confirme les graves divergences entre les centres d’intérêt qui décident des quotas de chaque clan au pouvoir. Et ces lumières en concluront — comme d’hab’ — que face à ce blocage, Boutef’ a été contraint au statu quo de la reconduction sans changement. D’autres, encore plus «courageux» que les premiers, pousseront la témérité jusqu’à affirmer que cette reconduction traduit de manière cinglante le rétrécissement drastique de la marge de manœuvre du président. Allez ! C’est le moment. Maintenant, vous pouvez piquer un fou rire. Sans oublier tout de même, entre deux hoquets, de fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
Retrouvez-moi sur mon blog www.tacervellesarrete.blogspot.com

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