Le Parti socialiste des travailleurs (PST) a choisi de célébrer dans la protestation la Journée mondiale des travailleurs, jeudi, à travers une marche dans la ville de Béjaïa. Les militants du PST entendent ainsi rappeler à la Centrale syndicale de l’UGTA que le «1er Mai n’est pas un aïd ya Sidi-Saïd mais une journée de lutte des travailleurs». Un slogan qui sera repris à tue-tête par les manifestants. Ils étaient quelques 500 personnes à répondre à l’appel du PST pour une action de rue sous le mot d’ordre «Le 1er Mai 2009, rebâtir le camp des travailleurs !». Ouverte par un étendard à l’effigie de Che Guevara, la marche s’est ébranlée de la maison de la culture sous des cris hostiles aux politiques libérales du pouvoir. «A bas la répression liberté d’expression» ; «Naqaba hourra dimocratia» ; «Bouteflika-Ouyahia houkouma irhabia !» ; «Kamikaz-harragas, programme de Bouteflika !» ont été autant de slogans repris par les protestataires tout au long du parcours menant de la maison de culture vers le siège de la wilaya, point de chute de la manifestation. Les marcheurs brandissaient également des banderoles où l’on pouvait lire des mots d’ordre réclamant des droits sociaux, «le plein-emploi», «un salaire décent, une retraite décente pour tous», «pain, travail et démocratie» et dénonçant aussi la politique précaire de l’emploi menée par le gouvernement : «halte à l’arbitraire» ; «ni CPE ni la DAS on veut un travail décent pour tous». Devant le siège de la wilaya, en fin de parcours de la marche de protestation, les deux membres de la direction nationale du PST, en l’occurrence Kamel Aïssat et Sadek Akrour qui est également l’actuel maire de Barbacha, ont pris la parole pour appeler à la constitution d’un large front pour «une alternative anticapitaliste, démocratique et socialiste» tout en fustigeant les «politiques libérales du pouvoir» qui ne profitent, soutiennent-ils avec force, qu’aux «puissances étrangères». Par ailleurs, dans une déclaration appel à la manifestation de protestation à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale des travailleurs, le PST a estimé que «rien ne changera sans une lutte organisée et consciente de toutes celles et tous ceux qui subissent cette misère». «Les politiques libérales du pouvoir en place continuent d’aggraver le quotidien des larges masses populaires algériennes, les produits de première nécessité deviennent un luxe, les entreprises ferment. Toutes les libertés sont bafouées. Les travailleurs ont besoin d’urgence de construire l’instrument syndical qui organise leur résistance. Les masses populaires ont besoin d’un grand parti qui représente leurs aspirations et qui rebâtissent l’espoir pour que sur le crise béante du capitalisme mondial renaisse un autre monde sans exploitation ni oppression», lit-on dans la déclaration du PST. A. Kersani
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