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Pourquoi une carte de journaliste ?
Pour un journalisme à la carte !
Quand elle évoque la fraude à large échelle qui a marqué la dernière
présidentielle, Louisa assure que cela n’est pas le fait d’Abdekka, mais d’un
environnement malsain. Lorsqu’elle énumère les chantiers en souffrance, Louisa
jure que ce n’est pas le fait d’Abdekka, mais de personnes malintentionnées qui
gravitent autour de lui, malgré lui. Si j’étais Abdekka – Dieu l’en préserve ! —
je serais tout de même un peu froissé. Car, à en croire Louisa, tout se
passerait juste à côté de moi sans que je me rende compte de rien. Auquel cas,
soit je suis complètement aveugle, miros, soit je suis tellement bon et généreux
que je n’arrive pas à me débarrasser des brebis galeuses qui polluent mon
environnement immédiat. Dans les deux cas, je serais innocent. Selon Louisa,
bien sûr ! Mais alors, si le problème, ce n’est pas moi… enfin… je veux dire
lui, Abdekka, mais plutôt son entourage, n’aurait-il pas été plus judicieux de
la part de Louisa de postuler, non pas à la présidence, mais plutôt à la
fonction de conseillère unique et exclusive de Boutef’ ? Pourquoi avoir perdu du
temps et de l’argent à jouer au lièvre, alors qu’elle aurait très bien pu faire
fonction d’adjointe au lion, sans dépenser un seul de nos sous ? Remarquez, moi,
ce que j’en dis, c’est juste un avis, comme ça, au passage. Louisa est libre de
faire ce qu’elle veut. Et ce qu’elle fait de mieux depuis quelque temps, c’est
de se porter au secours d’Abdekka. Bravo pour ce Samu politique ! Un tel
dévouement à blanchir Boutef’ vaut bien une législative anticipée, non ? Je fume
du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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