C’est bien dit : «Nous ne voulons plus dépendre des moudjahidine et de leurs licences», ont déclaré des taxis d’Oran au cours de leur impressionnante grève. Voilà qui pose clairement le problème central de ce métier.
Leur héroïque participation à la guerre de Libération nationale,
inscrite en lettres d’or dans l’histoire algérienne et reconnue par les
textes de la République, si elle donne légitimement aux moudjahidine le
droit de bénéficier de pensions sans cesse revalorisées et d’avantages
divers, ne devrait pas les autoriser à exploiter honteusement ces taxis
confrontés à mille autres problèmes.
Le moment est venu de supprimer ces fameuses licences et d’organiser le
métier de taxi sur des bases plus professionnelles où autorités et
syndicats seront les principaux et uniques partenaires. Quant aux
moudjahidine, il n’était pas inscrit, dans la proclamation du 1er
Novembre, qu’ils fassent rougir de colère ces pauvres chauffeurs des
voitures… jaunes !
farahmaamar@ymail.com
«C'est quand tu ne regardes pas que le but est marqué.»
(LOI DE MOSES)
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