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Tout a commencé il y a deux ans, lorsqu’une enquête préliminaire de police a été ouverte par le parquet de Paris, lundi 18 juin 2007, pour éclaircir l'origine des biens détenus à Paris par des chefs d'Etat africains. Cette procédure fait suite à une plainte, déposée le 27 mars 2007 par plusieurs associations, pour «recel de détournement de biens publics». Ces associations — Sherpa, réseau international de juristes présidé par l'avocat français William Bourdon, Survie, qui dénonce le soutien de la France à des dictateurs africains, et une fédération d’Africains de la diaspora — estiment que les hôtels particuliers ou les luxueux appartements situés dans les beaux quartiers parisiens et détenus par les chefs d'Etat visés pourraient provenir de fonds publics détournés. Nous ne citerons pas ces chefs d’Etat — certains sont en fonction depuis plus de 20 ans, voire même 40 ans pour l’un.
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