mardi 12 mai 2009
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Méchants hier, bons aujourd’hui, des saints demain !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Au cas où certains l’auraient oublié, je rappelle à tout hasard… 

… qu’Ariel Sharon est toujours dans le coma !

El Para et Hattab sont formels. Le méchant en ce moment, le méchant du moment, c’est Droudkel. Les deux compères chargent le troisième à mort. Dans cette logique, il y aurait donc les méchants tangos et les gentils tangos. Eux, ce sont les gentils tangos, ceux qui se repentent humblement, qui ont compris que leur mouvement dérivait et s’éloignait de ses «nobles» idéaux du début. Lui, Droudkel, c’est le Bad Boy. Celui qu’ils dénoncent de toute leur candeur repentante. Je ris doucement, je ris jaune lorsque je lis ce genre de trucs. Nous fourguer cette came-là, c’est une insulte ! M’enfin Messieurs les scénaristes ! Nous avons appris à vous connaître depuis le temps. Tout comme à l’époque Hattab et El-Para avaient été dénoncés par d’autres repentis comme les vrais méchants, les vrais durs, viendra le jour, peut-être même proche, où l’on annoncera le plus normalement du monde que Droudkel serait hébergé quelque part par le régime, qu’il s’est repenti et qu’à partir de sa «résidence secondaire», il a lui aussi rédigé un appel à la reddition en direction de ses frères. Et à son tour, Droudkel dénoncera candidement un autre méchant sorti tout droit de la Maison à casting. Pourquoi diantre m’interdirais-je d’imaginer dans un grand quotidien, dans un canard à grand tirage, dans un mois, dans deux mois, dans un an, des extraits d’une lettre du sage Droudkel, de l’éclairé Droudkel, de l’apaisé Droudkel, missive dans laquelle le sieur expliquerait que lui, s’est rangé de la mah'choucha, mais que l’autre, Abou Ch’koupi el Maâri est un va-t-en guerre, un empêcheur de faire la paix des braves. Ne me demandez surtout pas d’où ils nous auront sorti ce Abou Ch’koupi El Maâri. Je sais juste qu’ils sont capables d’en sortir à la chaîne, en boucle. Et comme cette logique est elle-même calquée sur celle du mouvement perpétuel, le même Abou Ch’koupi el Maâri redeviendra quelques mois après fréquentable, écrira à son tour une lettre guimauve et désignera un autre ennemi public numéro 1. Conclusion : ils font venir le temps avec nous. Traduisez en algérien cette dernière phrase, et vous comprendrez qu’ils se foutent de nous. Pas les tangos, bien sûr. Non ! Les scénaristes ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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