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Adel est parti


J’ai reçu ce message de mon ami Adel, un arabophone de son siècle. Le voici, tel quel : «Bonsoir si Maâmar g été au Maroc pour ne plus revenir. Hélas aucune différence sauf que les gens ont plus de tolérance envers ceux qui aiment la vie. G decidé de bien préparer ma grande harba la où je serai utile. Dans mon pays g perdu 41 ans et 41 000 milliards de rêves.

Croyez-moi cher grand monsieur que mon seul et ultime souci c de quitter à nouveau les lieux. Pour l’Europe.»
Adel n’est pas un harrag ordinaire. Il avait un bon poste. Un salaire confortable de cadre. Il écrit. Il aime la vie. Adel a été chassé par l’intolérance. Il était malade depuis l’affaire Adonis — son idole — pour laquelle il s’était impliqué d’une manière courageuse dans l’une des rares publications arabophones non polluées par l’obscurantisme ( El Khabar Hebdo). Il venait de réaliser que le gouffre dans lequel nous nous enfoncions était sans fond. Adel n’est pas un courtisan. Il n’applaudira pas les festivals bidon de madame la ministre. Il écrira et nous vengera !
Bon vent, Adel !
farahmaamar@ymail.com

«En tout point de la surface du globe, ta tartine tombera du côté beurre.»
Loi de la gravité sélective

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