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J’ai un vœu


«J’ai un vœu ; c’est mon vœu le plus cher, il n'est autre que le songe de pratiquement tous les Algériens défavorisés, ce vœu est d'être un jour parmi les fuyards de leur patrie.»
C’est encore un jeune qui m’écrit. Mais que leur arrivent-ils donc ? Je vais à leur rencontre, dans cette plage réputée pour être un lieu d’«embarquement». Que me disent-ils ? Une seule chose, simple comme la vie : «Ils veulent connaître ce qu’est la jeunesse !» Ils en ont marre de vivre dans des villes qui se transforment peu à peu en Kaboul, mais pas celle de 2009 ; le Kaboul des Talibans…
Mon Dieu, combien de salles de cinéma et de théâtre, d’écoles de musique et de techniques audiovisuelles, de centres scientifiques, de parcs d’attractions aurait-on pu construire avec l’argent jeté par les fenêtres dans les festivals de prestige ou les années «arabe», «islamique» et «d’Algérie en France» ?
L’arrière-pays se meurt et se dessèche de sa sève : vite, un plan Orsec pour sauver la jeunesse, sinon, bonjour la «grande harba» !
farahmaamar@ymail.com
«Tout corps plongé dans une baignoire déclenche systématiquement la sonnerie du téléphone.»
Loi de Murphy

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