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6 ans après le séisme de Boumerdès, des familles
algériennes vivent toujours dans des chalets. Et elles
ne sont pas les seules. D’autres familles vivent depuis
plus longtemps encore dans des chalets.
Au Club-des-Pins !
Cinq ! Cinq gendarmes tués, assassinés dans un guet-apens à Médéa. Mince
alors ! Déjà, rien que le lieu, ça va nous débarrasser des spécialistes de la
question sécuritaire qui, en ce moment, nous expliquent doctement que les
tangos, pressés en Kabylie, se sont redéployés dans la région de Tébessa afin de
desserrer l’étreinte. Raté, les copains ! Là, ça se passe à Médéa. Alors, que
vont pouvoir trouver comme parade nos éclairés spécialistes pour expliquer cette
«anomalie» médéenne ? Peut-être la volonté des 689 (ou 702, je ne sais plus)
derniers tangos de soulager les frères de Tébessa eux-mêmes pris sous le feu de
l’ANP dans la zone frontalière avec la Tunisie. Va savoir ! Les spécialistes
peuvent tout sortir pour expliquer à tout moment ce que nous tous peinons à
comprendre. C’est pour cela que ce sont eux, les spécialistes, et pas nous. Sauf
que là, moi qui suis tout, sauf spécialiste, je sais tout de même que la
Kabylie, c’est le centre, Tébessa, c’est l’extrême-est, Médéa, c’est le
centre-ouest et que pour faire péter une bombe sur le passage d’un convoi de
gendarmes, à Médéa, il faut un minimum de logistique locale. Je m’imagine mal la
bombe fabriquée à Tébessa et acheminée à Médéa pour y semer la mort. Mais il est
vrai que je ne suis pas spécialiste. Par contre, si je ne suis pas un
spécialiste, j’ai des oreilles et des yeux. J’écoute et je lis. J’écoute Menasra
affirmer haut et fort, dans un cadre totalement illégal, la réunion d’un parti
non agréé, qu’il se fixe pour objectif l’instauration d’un Etat islamique. Et je
lis tous les journaux et tous les fils d’agences, à commencer par celle de mon
pays. Je n’y trouve trace d’un communiqué officiel qui, en ces temps cruels de
perte de 5 gendarmes, viendrait dire son fait, de la ceinture à plus bas — comme
cela se faisait du temps où les tangos et leur couverture politique étaient
encore les ennemis — dire son fait donc à ce gus autopropulsé leader du
Mouvement pour la prédication et le changement. Mais, est-il vraiment en mode
d’autopropulsion ? Je pose la question. Aux spécialistes, bien sûr ! Tout en
fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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