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Devinette : quel programme télé les Algériens regardent le plus en
été ?
La météo tunisienne !
Deux théories, abritées chacune par une école propre, s’affrontent au sujet
du vote à main levée. Il y a l’école, ou, si vous préférez, le courant qui
préconise un vote, ou, si vous préférez, un levage de main bien haut, la paume
de la main dirigée vers la tribune et les caméras. Ce courant dit de la main
ostentatoirement levée part d’un principe tout simple : plus la main est levée
haut, plus la personne à qui ce geste est destiné est censée apprécier l’effort,
la tension musculaire formidablement intense mise en branle dans le processus de
levage de la mimine. Face à ce courant, ou, si vous préférez, cette école, ou,
si vous préférez, cette théorie, il y a l’autre courant, non moins important et
surtout férocement concurrent. Celui qui préconise de lever la main, tout en
gardant le coude sur la table. Les adeptes de cette technique de la main levée
avec le coude scotché au pupitre ont une explication qui vaut son pesant de
sagesse : l’important chez ces gens-là n’est pas tant la hauteur du levage de la
main, mais plutôt la durée, le temps durant lequel on la garde levée, cette
main. Avec un bras clairement levé, le coude détaché de la table, on se fatigue
au bout d’un moment, le sang reflue vers les extrémités et l’on a tendance à
s’ankyloser, à se relâcher, et parfois, — suprême offense — à baisser la main.
Alors, que si le coude est posé bien en appui sur la surface plane du pupitre,
la main n’est certes pas très haut levée, mais elle le reste plus longtemps,
grâce au point d’appui offert par le coude au repos. C’est une loi élémentaire
de la dynamique des corps. Les deux approches, ou, si vous préférez, les deux
théories, ou, si vous préférez, les deux écoles ont leurs adeptes, leurs us et
coutumes et leurs règles propres. Pour mieux s’imprégner de tout cela, pour
comprendre les subtilités de chacune de ces écoles, pour tenter de décrypter les
codes qui les régissent, il suffit de bien observer les deux parties en action.
Et à ce propos, justement, il vous sera loisible de les observer à satiété, sous
toutes les coutures, demain. A l’Assemblée. Je fume du thé et je reste éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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