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Insolite. Un requin capturé au large de la Madrague. Ce
devait être un petit requin…
… parce que les gros, on les capture
rarement chez nous
L’effet Ouyahia ! Il faudra bien se résoudre à l’admettre. Il y a un effet
Ouyahia. Vérifiable très simplement. Vous suivez, à la télévision, la
retransmission des réponses du Premier ministre aux questions des députés. Tout
en fermant les yeux. Et ainsi, les yeux clos, vous entendez les excuses
présentés par H’mimed aux appelés du Service national, victimes des tangos et
oubliés par les pouvoirs publics, quasiment abandonnés. Vous entendez également
le même Si Ahmed promettre la prise en charge des Patriotes, des GLD et de leurs
familles, les autres grands oubliés de la lutte antiterroriste. Vous entendez
aussi le même Ouyahia marteler l’impossibilité d’aller vers le pardon aux tangos
sans l’éradication totale des maquis intégristes. Vous entendez le même Premier
ministre dire toute sa colère face aux investisseurs étrangers qui sont venus
ici, se sont fait du blé, puis sont repartis, en ayant pris soin, bien sûr, de
revendre entre-temps leurs «affaires algériennes». Vous entendez tout cela
sortir de la bouche de H’mimed, vos yeux toujours fermés. Pour le plaisir. Pour
la communion. Pour le désir d’Algérie. De cette Algérie qui a démontré, il n’y a
pas longtemps, qu’il était possible de défaire militairement les tangos. Mais,
ensuite, il vous faut bien les ouvrir, vos yeux. Vous ne pouvez pas rester tout
le temps les yeux fermés à déguster les paroles d’Ouyahia. Et quand vous ouvrez
les yeux, l’effet Ouyahia prend une baffe, une volée à faire pâlir de jalousie
Nadal et son prodigieux coup droit. Les yeux ouverts, que voyez-vous ? D’abord,
les travées d’une Assemblée encombrées par les islamo-conservateurs de tous
poils. Les yeux encore plus ouverts, vous lisez dans la presse des interviews d’El-Para,
de Hattab, de Benaïcha et de Belkhadem. Vous voyez à la télévision l’accueil
phénoménal réservé à un émir du Golfe débarquant à l’aéroport d’Alger et
présenté, lui et ses milliards de dollars, comme le sauveur de notre économie.
Vous suivez, éberlués, le nombre astronomique de personnalités, de ministres et
d’officiels de tous bords contraints de se plier en quatre pour rendre le séjour
de cet enturbanné le plus agréable qu’il soit et le plus facile d’accès aux…
crédits possible. C’est ce que j’appelle l’effet Ouyahia. Pour le croire, pour y
croire, il faut absolument garder les yeux fermés. Dès que vous les ouvrez,
pfuit ! Le charme est rompu. Et il ne vous reste alors comme palliatif que de
fumer du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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