Culture : CLÔTURE DE LA 6e ÉDITION ANDALOUSSIATE D’EL-DJAZAÏR
Les «artistes associés» ont fait la joie du public


La 6e édition d’andaloussiate d’El-Djazaïr s’est clôturée vendredi dernier sur un air de l’insiraf Sika Ma taftaker ya ghazali, chanté à l’unisson par une centaine d’artistes, qui a plongé l’assistance dans la nostalgie, procurée, notamment, par la présence sur scène des maîtres Ahmed Serri et Mohamed Khaznadji qui ont dirigé conjointement avec la maestria qui leur sied.
L’orchestre, composé de plusieurs associations, comme l’a voulu Redhouane Mohammedi, directeur de l’Etablissement arts et culture et organisateur de cette manifestation culturelle, est un assemblage de tous les ensembles qui ont participé à cette édition pour en faire un seul orchestre chantant les mélodies veloutées de l’art arabo-andalou. Et c’était réussi puisque comme une seule voix, musiciens et chanteurs ont repris deux insirafate et deux khlassates dans le mode sika, ponctués de temps à autre par la voix de Mohamed Khaznadji, qui rappelons-le, a fêté, le 21 mai dernier, ses quatrevingts ans. «Ce fut l’occasion pour les mélomanes de replonger dans l’ambiance d’antan » dira Ahmed Serri. Debout avec la classe qu’on lui connaît, il nous rappelait le temps où il dirigeait l’association El Mossilia-El Djazaïria. Il continue à promouvoir, avec l’expérience qui est la sienne, le patrimoine lyrique national. Il y a lieu de noter que cette édition a été médiatisée via le net par Ahmed Abid qui envoyait quotidiennement sur son site www.andaloussi.net les articles du jour. Et tout un chacun pouvait consulter à loisir les délectables comptes rendus illustrés par de belles iconographies. «A l’année prochaine», diront, sur un ton mélancolique, les habitués du Théâtre de verdure.
M. Belarbi

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