|
Programme du Président. Que se passe-t-il une fois que les
deux Chambres ont dit oui ?
On change les draps, on fait les lits et on aère !
Je suis scandalisé ! Outré même. Comment a-t-elle pu dire ça ? Et comment
personne ne s’est élevé contre ce genre de propos ? Je n’en reviens toujours
pas. Pourtant, la dame n’est pas coutumière du fait. Habituellement, elle se
montre plus circonspecte. Et surtout, elle ne m’a jamais semblé méprisante
envers de petites personnes. Bien au contraire, elle m’a toujours donné
l’impression de se ranger du côté des humbles. Alors ? Que s’est-il donc passé
pour que Louisa Hanoune, lors de son dernier point de presse, compare le
fonctionnement de l’Assemblée nationale à celui d’une «épicerie» ? Quelle mouche
l’a piquée ? C’est une grave atteinte au métier… d’épicier. C’est un coup rude
porté en traître à une profession noble. Je ne dis pas que tous les épiciers
sont des gens vertueux. Mais est-ce une raison suffisante, celle de la présence
de quelques brebis galeuses dans leurs rangs, pour s’en prendre à toute la
corporation des épiciers en comparant son mode de fonctionnement à celui de l’APN.
Non Madame ! Ce n’est pas bien. Les épiciers ne méritent pas ça ! Ils souffrent
par ailleurs de beaucoup de marginalisation, de clichés, de stigmatisation et
autres tentatives de rabaissement pour que des leaders politiques de votre
trempe, des personnalités de votre rang, viennent les enfoncer encore plus. Les
épiciers méritent plus de considération. Les épiciers sont un élément central de
la vie de la cité. Contrairement aux députés. Les épiciers font partie de notre
quotidien. Contrairement aux députés. Les épiciers sont un rouage important de
la cohésion sociale et économique. Contrairement aux députés. Les épiciers
participent de la cohésion sociétale. Contrairement aux députés. Vous croisez
votre épicier tous les jours ou presque. A quand remonte la dernière fois où
vous avez croisé «votre» député ? Très humblement Madame, je viens plaider la
cause des épiciers. Je sais que votre propos ne se voulait pas délibérément
blessant envers eux. Je suis même convaincu qu’il ne s’agit, venant de vous, que
d’une maladresse verbale, discursive. Mais de grâce Madame, faîtes un geste
envers les épiciers blessés dans leur chair. Dites-leur qu’il n’a jamais été
dans votre intention de les comparer à des députés. Faîtes ce geste. Pour la
cohésion sociale ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
|