lundi 01 juin 2009
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Corruptions
Culture
Monde
Vox populi
 
 
Nos archives en HTML
 

La vigilance à mi-temps !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

Qu’attendent les nombreux supporters de l’équipe nationale qui iront voir jouer les Verts contre l’Egypte au stade Tchaker de Blida ? 

De l’eau à prix raisonnable !

Belle vigilance de la part de la Fondation du 8 Mai 1945 ! Je leur tire chapeau ! A peine Ziari, le président de l’APN, avait-il lâché quelques mots en conférence de presse, à Paris, que la Fondation lui est tombée dessus à bras raccourcis. Je note même un passage dans lequel le numéro 3 du régime est carrément accusé de favoriser et de faciliter la recolonisation de l’Algérie par la France. Ya bougualb ! Rien que ça ! Tout de même ! Cette célérité de la Fondation, au-delà de la performance sportive — en termes de chrono et de vitesse — me laisse légèrement perplexe. Je m’explique : pourquoi diantre la Fondation, tellement chatouilleuse sur les questions d’histoire, de préservation du message révolutionnaire transmis par nos martyrs, de respect des idéaux sur lesquels a été fondé l’Etat algérien indépendant, ne pipe mot lorsque tout cela est foulé aux pieds quotidiennement, ici même, par ceux censés perpétuer cet héritage ? La Révolution devait libérer le pays de l’asservissement. Au jour d’aujourd’hui, l’asservissement existe encore. Il était le fait des colons avant 1962. Il est algéro-algérien aujourd’hui, et ça ne semble pas gêner considérablement l’honorable Fondation. Les martyrs se sont sacrifiés, sont morts pour que le peuple recouvre sa dignité. Et au jour d’aujourd’hui, des millions d’Algériennes et d’Algériens vivent en indignité, sous le régime des deux collèges : ceux qui s’enrichissent tous les jours un peu plus, et ceux qui s’appauvrissent chaque heure un peu plus. Je n’ai pas lu sur le sujet une quelconque ligne de protestation et de dénonciation écrite par l’auguste Fondation. Les martyrs sont tombés au champ d’honneur pour que chaque parcelle d’Algérie revienne à son seul et unique propriétaire, le peuple algérien. Pourtant, au jour d’aujourd’hui, je ne compte plus ces territoires devenus zones interdites à la majorité d’entre nous, et zones de jouissance et de réjouissances pour cette minorité qui s’y est réfugiée, y a élu domicile, s’y est claquemurée en ayant pris soin de poster à ses entrées fermées et filtrantes des bataillons de gendarmes et de gardes censés marquer la frontière que nous ne devons pas franchir, nous les pouilleux, les nouveaux «Yaouled» de cette Algérie pourtant indépendante. J’ai beau chercher les traces d’une offuscation de la pourtant très vigilante Fondation sur cette question-là, précisément, celle des nouvelles zones interdites, rien ! Alors ? A quoi est dû ce «défaut» de vigilance ? Pourquoi sauter si promptement à la gorge de Ziari et traîner la plume et la patte lorsqu’il s’agit de profanations et de blasphèmes plus graves que celui dont se serait rendu coupable le président de l’Assemblée ? Plus graves, car quotidiens, répétitifs, au point de s’ériger en mode de gouvernance. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

Nombre de lecture : 5168

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site