|
Qu’attendent les nombreux supporters de l’équipe nationale qui
iront voir jouer les Verts contre l’Egypte au stade Tchaker de
Blida ?
De l’eau à prix raisonnable !
Belle vigilance de la part de la Fondation du 8 Mai 1945 ! Je leur tire
chapeau ! A peine Ziari, le président de l’APN, avait-il lâché quelques mots en
conférence de presse, à Paris, que la Fondation lui est tombée dessus à bras
raccourcis. Je note même un passage dans lequel le numéro 3 du régime est
carrément accusé de favoriser et de faciliter la recolonisation de l’Algérie par
la France. Ya bougualb ! Rien que ça ! Tout de même ! Cette célérité de la
Fondation, au-delà de la performance sportive — en termes de chrono et de
vitesse — me laisse légèrement perplexe. Je m’explique : pourquoi diantre la
Fondation, tellement chatouilleuse sur les questions d’histoire, de préservation
du message révolutionnaire transmis par nos martyrs, de respect des idéaux sur
lesquels a été fondé l’Etat algérien indépendant, ne pipe mot lorsque tout cela
est foulé aux pieds quotidiennement, ici même, par ceux censés perpétuer cet
héritage ? La Révolution devait libérer le pays de l’asservissement. Au jour
d’aujourd’hui, l’asservissement existe encore. Il était le fait des colons avant
1962. Il est algéro-algérien aujourd’hui, et ça ne semble pas gêner
considérablement l’honorable Fondation. Les martyrs se sont sacrifiés, sont
morts pour que le peuple recouvre sa dignité. Et au jour d’aujourd’hui, des
millions d’Algériennes et d’Algériens vivent en indignité, sous le régime des
deux collèges : ceux qui s’enrichissent tous les jours un peu plus, et ceux qui
s’appauvrissent chaque heure un peu plus. Je n’ai pas lu sur le sujet une
quelconque ligne de protestation et de dénonciation écrite par l’auguste
Fondation. Les martyrs sont tombés au champ d’honneur pour que chaque parcelle
d’Algérie revienne à son seul et unique propriétaire, le peuple algérien.
Pourtant, au jour d’aujourd’hui, je ne compte plus ces territoires devenus zones
interdites à la majorité d’entre nous, et zones de jouissance et de
réjouissances pour cette minorité qui s’y est réfugiée, y a élu domicile, s’y
est claquemurée en ayant pris soin de poster à ses entrées fermées et filtrantes
des bataillons de gendarmes et de gardes censés marquer la frontière que nous ne
devons pas franchir, nous les pouilleux, les nouveaux «Yaouled» de cette Algérie
pourtant indépendante. J’ai beau chercher les traces d’une offuscation de la
pourtant très vigilante Fondation sur cette question-là, précisément, celle des
nouvelles zones interdites, rien ! Alors ? A quoi est dû ce «défaut» de
vigilance ? Pourquoi sauter si promptement à la gorge de Ziari et traîner la
plume et la patte lorsqu’il s’agit de profanations et de blasphèmes plus graves
que celui dont se serait rendu coupable le président de l’Assemblée ? Plus
graves, car quotidiens, répétitifs, au point de s’ériger en mode de gouvernance.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
|