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Selon Patrick Parisot, ambassadeur du Canada à Alger,
«l’Algérie renferme beaucoup d’opportunités».
Le Canada aussi, M’sieur !
Allez savoir pourquoi je me méfie comme de la peste de cette pseudo polémique
autour des propos attribués à Ziari sur la repentance de la France. Pourquoi
diable ai-je ce sentiment désagréable qu’on essaie de nous détourner d’un débat
fort intéressant qui commençait à prendre forme ici, en Algérie ? Et pas à
Paris, dans les salons feutrés de l’Assemblée française. Un débat
algéro-algérien sur l’islamisation au pas de charge du pays, sur l’amnistie
générale, sur l’absolution des criminels convaincus de crimes de sang directs.
Nous en étions à des personnages ayant occupé des postes ministériels et qui
venaient en toute impunité affirmer que leur seul et unique objectif était
l’instauration d’un Etat islamique, lorsqu’on nous a «braqués» de force sur la
cible Ziari. Je ne veux pas passer pour un paranoïaque, mais ça sent l’arnaque,
l’opération de diversion type. Et à ce niveau-là, autant assumer sa parano et
rester sur les sujets du cru. Sur l’islamisation j’étais, je suis et resterai.
Et avec les mêmes questions : pourquoi l’acharnement actuel contre des partis
démocratiques, pourquoi ce soudain intérêt pour la vie interne du RCD, pourquoi
cette fulgurante exigence d’alternance au sommet du Rassemblement pour la
culture et la démocratie en ce moment particulier, celui où les autorités
s’apprêtent à agréer avec tambours, trompettes et musc à l’œil deux nouvelles
formations d’obédience islamiste clairement affichée ? Concomitamment, dans le
même temps, en synchronisation quasi parfaite, on nous sort par doses savamment
calculées la photo du frère de l’Autre, sa bouille en couleurs afin de nous
«préparer», de nous «travailler», de nous «mettre en condition» d’accueillir
cette idée inimaginable il y a quelques mois seulement : un parti nouveau pour
le clan présidentiel. Une sorte de garantie de survie pour la fratrie. Par
expérience, je sais que ce genre de ballons-sondes n’est jamais balancé pour
rien, à blanc. C’est exactement sur ce tempo-là que le viol de la Constitution
avait été entamé. Voilà pourquoi ici, dans cet espace, par principe de priorité
et d’importance, et surtout parce que j’ai horreur des leurres, il ne sera pas
question de foncer tête baissée sur Ziari, cette cible ultra indiquée,
sursignalée, excessivement suggérée, exagérément proposée aux tirs groupés. Très
franchement, j’ai d’autres chats poilus à fouetter ! Je fume du thé et je reste
éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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