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El-Para condamné à mort par le tribunal de Batna.
Hi ! Hi ! Hi ! Ho ! Ho ! Ho ! Ha ! Ha! Ha !
Il faut absolument relayer le cri du cœur lancé par Maâmar Farah hier en Une
du Soir d’Algérie. Les fermetures de bars et de restaurants ne sont pas des
actes isolés. 22 à Annaba. Et les échos qui parviennent de Constantine ne sont
pas faits pour rassurer. Il s’y prépare un scénario identique, sinon pire que
celui que vit depuis quelques semaines déjà l’antique Hippone. A l’heure où 8
policiers, deux enseignants et des fonctionnaires d’une APC de la wilaya de
Boumerdès sont mis en terre, il est terrible de constater que la priorité
officielle est à la traque des restos-bars ! Lorsqu’un véhicule transportant des
sujets et des copies de nos enfants qui passent leur BEM est brûlé, réduit en
cendres, on devrait avoir d’autres choses sur son agenda à faire que de
placarder des arrêtés de fermeture de commerces. Yal' Khawa ! Ce n’est pas dans
les bars que ça se passe ! Le danger qui guette l’Algérie de façon imminente, il
ne se terre pas au fond d’un verre de bière ! Oui ! Oui ! J’entends d’ici les
ricanements de ceux qui pensent que nos réactions sont juste l’expression de
pochards apeurés de ne plus pouvoir aller quelque part étancher leur soif de
poivrots. C’est exactement de cela dont nous avions été accusés en 1990, lorsque
les brigades des mœurs du FIS commençaient à sévir dans les rues des villes et
villages. A l’époque aussi nous avions été traités de soulards en mal de sujets.
Sauf que quelque temps après, les mêmes qui nous avaient tancé s’étaient
retrouvés pris au piège. Dans leur commune où ils pensaient être à l’abri, ils
ne pouvaient même plus acheter un journal ou une cigarette. Aujourd’hui, c’est
autrement plus inquiétant. Le FIS ou ses avatars n’ont même plus besoin des
phalanges de moralité. L’Etat se charge de cette besogne. Il y met le paquet
avec une ardeur déroutante. De cette ardeur qui prélude à la pandémie verte. Non
! Désolé ! On ne ferme pas comme ça des centaines de restaurants et de bars. Il
n’existe pas en la matière d’acte isolé. Et les islamistes, toujours à l’affût
du moindre «descendage de pantalon», ne s’y sont pas trompés. Sentant les vents
mauvais favorables, ils ont repris les chemins jamais vraiment effacés du
prosélytisme forcené. Nos boîtes aux lettres vomissent de nouveau les tracts
nous appelant avec fermeté et menace à reprendre le droit chemin. La guerre pour
le contrôle des mosquées fait rage. Les salafistes font la sortie des écoles,
des places publiques et n’hésitent plus à squatter les bus et trains dans tous
les sens pour y propager leur venin. Ils savent, les frères barbus, que c’est le
moment. Le signal leur a été donné. A partir du Palais. Je fume du thé et je
reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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