jeudi 04 juin 2009
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Tout sauf un acte isolé !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr

El-Para condamné à mort par le tribunal de Batna. 

Hi ! Hi ! Hi ! Ho ! Ho ! Ho ! Ha ! Ha! Ha !

Il faut absolument relayer le cri du cœur lancé par Maâmar Farah hier en Une du Soir d’Algérie. Les fermetures de bars et de restaurants ne sont pas des actes isolés. 22 à Annaba. Et les échos qui parviennent de Constantine ne sont pas faits pour rassurer. Il s’y prépare un scénario identique, sinon pire que celui que vit depuis quelques semaines déjà l’antique Hippone. A l’heure où 8 policiers, deux enseignants et des fonctionnaires d’une APC de la wilaya de Boumerdès sont mis en terre, il est terrible de constater que la priorité officielle est à la traque des restos-bars ! Lorsqu’un véhicule transportant des sujets et des copies de nos enfants qui passent leur BEM est brûlé, réduit en cendres, on devrait avoir d’autres choses sur son agenda à faire que de placarder des arrêtés de fermeture de commerces. Yal' Khawa ! Ce n’est pas dans les bars que ça se passe ! Le danger qui guette l’Algérie de façon imminente, il ne se terre pas au fond d’un verre de bière ! Oui ! Oui ! J’entends d’ici les ricanements de ceux qui pensent que nos réactions sont juste l’expression de pochards apeurés de ne plus pouvoir aller quelque part étancher leur soif de poivrots. C’est exactement de cela dont nous avions été accusés en 1990, lorsque les brigades des mœurs du FIS commençaient à sévir dans les rues des villes et villages. A l’époque aussi nous avions été traités de soulards en mal de sujets. Sauf que quelque temps après, les mêmes qui nous avaient tancé s’étaient retrouvés pris au piège. Dans leur commune où ils pensaient être à l’abri, ils ne pouvaient même plus acheter un journal ou une cigarette. Aujourd’hui, c’est autrement plus inquiétant. Le FIS ou ses avatars n’ont même plus besoin des phalanges de moralité. L’Etat se charge de cette besogne. Il y met le paquet avec une ardeur déroutante. De cette ardeur qui prélude à la pandémie verte. Non ! Désolé ! On ne ferme pas comme ça des centaines de restaurants et de bars. Il n’existe pas en la matière d’acte isolé. Et les islamistes, toujours à l’affût du moindre «descendage de pantalon», ne s’y sont pas trompés. Sentant les vents mauvais favorables, ils ont repris les chemins jamais vraiment effacés du prosélytisme forcené. Nos boîtes aux lettres vomissent de nouveau les tracts nous appelant avec fermeté et menace à reprendre le droit chemin. La guerre pour le contrôle des mosquées fait rage. Les salafistes font la sortie des écoles, des places publiques et n’hésitent plus à squatter les bus et trains dans tous les sens pour y propager leur venin. Ils savent, les frères barbus, que c’est le moment. Le signal leur a été donné. A partir du Palais. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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