Mercredi 17 juin 2009
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Actualités : ANNABA
Deux filles parmi les 50 harraga arrêtés


Ils étaient une cinquantaine de harraga dont deux jeunes filles et un mineur, entassés dans deux embarcations distinctes à avoir franchi, ce dimanche, une bonne partie de la traversée les séparant des côtes sardes.
Les deux groupes composés de 23 et 27 personnes ont embarqué de la même plage de Sidi Salem, commune d’El Bouni, dans la wilaya de Annaba, respectivement, samedi à 23 heures et dimanche à 2h30, nous fait savoir Abdelaziz Zaïdi, chef de la station maritime principale des gardes-côtes de Annaba. Les 23 harraga constituant le premier groupe parmi lesquels se trouvaient les deux filles et le mineur, ont été interceptés dimanche à 16h30 par l’unité 360 des gardes-côtes de Annaba à 60 milles (112 km environ), dans les eaux internationales. Ils venaient de dépasser la moitié du chemin. Le deuxième groupe, composé de 27 harraga, était en vue des côtes sardes quand il fut repéré, dimanche à 16h30, par les gardes-côtes italiens, à moins de 15 milles (28 km environ). Ces derniers ont alerté leurs homologues de Annaba qui ont dépêché l’unité 355 pour les récupérer vers 22 h de la même journée. Les 50 harraga viennent en majorité de Skikda (32) et le reste, soit 18, de la wilaya de Annaba, d’où sont également originaires les deux filles, âgées de 18 et 25 ans, et le mineur de 17 ans. Auscultés par le médecin de la Protection civile, et après leur audition par les éléments de la station maritime, les 50 harraga doivent subir, fait nouveau, les formalités d’identification par la police scientifique de la Sûreté de wilaya de Annaba. Cette nouvelle formalité est exigée par le parquet avant présentation, en raison de fausses identités déclinées auparavant par certains des harraga. Avec ces 50 harraga, le nombre total des interceptés, en moins de 48 heures, est effarant. Il est de l’ordre de 127 qui ont entrepris cette tentative du seul littoral de Annaba. Cette fois-ci, il y a même deux jeunes filles de cette région qui étaient du «voyage». Un voyage au bout duquel elles espéraient échapper à leur condition de femmes dans un pays où les libertés rétrécissent d’année en année pour tout le monde et particulièrement pour elles.
A. Bouacha

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