Culture : DEUXIÈME FESTIVAL CULTUREL PANAFRICAIN 2009
Les P/APC d’Alger mobilisés


A quelques jours de l’inauguration officielle du deuxième Festival culturel panafricain d’Alger, qui se tiendra du 5 au 20 juillet prochain, la wilaya d’Alger a réuni tous les P/APC. Ces derniers ont été instruits d’exercer leurs prérogatives et de prendre leurs dispositions pour faire de cet événement une grande réussite.
Instruire les P/APC, à l’effet d’obliger, par le biais d’arrêtés, les citoyens à achever leurs constructions et les commerçants à relooker leurs magasins à J-20 du début du festival n’est-il pas un peu tard ? Non, dira le secrétaire général de la wilaya d’Alger, M. Zitouni Ould Salah. Ce dernier a réuni hier les présidents des APC de la wilaya d’Alger dans le cadre des préparatifs du deuxième Festival culturel panafricain. Le secrétaire général a assuré que la wilaya n’a pas attendu ce jour pour instruire les P/APC des mesures à prendre. «Nous ne faisons que les rappeler », a-t-il déclaré. Les communes travaillent depuis une année avec la commission chargée des préparatifs, apprend-on. D’après les recommandations de la wilaya, rien ne doit être laissé au hasard. Les maires ont été sommés par leur tutelle de donner à leurs communes un nouveau visage pour accueillir les invités de l’Algérie. Hygiène environnementale, accueil chaleureux, espaces prêts à accueillir les festivités, éclairage public, mobilier urbain, transport et même les panneaux d’indication, tout est passé au peigne fin. «Vous êtes les premiers magistrats de vos communes, exercez vos prérogatives convenablement», lancera l’intervenant. Selon Zitouni Ould Salah, ce rendez-vous doit être l’occasion de prouver au monde que l’Algérie est à la hauteur pour organiser un tel événement majeur. «Il faut donner une nouvelle image de notre pays», a soutenu le secrétaire général. De son côté, la directrice de la culture au niveau de la wilaya, Mme Badiaâ Sator, qui a dressé une liste des problèmes rencontrés et des communes qui vont accueillir les festivités, estime que le rôle de la commune est capital pour la réussite d’un tel événement. Les maires sont-ils prêts à assumer cette mission ? Ils se disent, en tout cas, mobilisés pour relever le défi. Un été aux couleurs africaines, un grand moment de la culture africaine sous toutes ses formes. Avec 53 participants et une enveloppe de huit millions de dinars, l’Algérie se lance un nouveau défi, celui d’abriter cette manifestation pour la seconde fois. Quarante ans après la première édition, l’Algérie se mettra sur son trente et un pendant 20 jours.
Salima Akkouche

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