Culture : DIX-HUIT PAYS ARABES S'Y SONT ENGAGÉS
Une e-banque de données en arabe en préparation


Une banque de données sur Internet, qui contiendra toute la production littéraire et scientifique, ancienne et actuelle, en langue arabe, sera lancée prochainement avec le soutien de 18 pays arabes.
Il s'agit, selon Abderrahmane Hadj- Salah, président de l'Académie algérienne de la langue arabe, de mettre en place un recueil de données textuelles en arabe qui servira de référence à tout travail de recherche pour les universitaires mais aussi au grand public. Cette banque de données, ouverte à tous les volontaires pour enrichissement, consiste en la traduction en arabe de toutes les recherches et études récentes effectuées dans différents domaines (science, technologie, sociologie, économie, etc.) parues dans les revues internationales spécialisées afin de les mettre à la disposition du public arabe. Pour Abderrahmane Hadj- Salah, il est surtout question de combler un manque de documentations récentes pour les chercheurs arabes, dont une bonne partie ne maîtrise pas les autres langues, tels le français ou l'anglais. Le projet de cette banque de données, baptisée «trésor de la langue arabe», sera présenté samedi prochain, à l'occasion de l'installation du conseil d'administration de la nouvelle fondation chargée du projet de l'internet arabe, relevant de la Ligue arabe, aux ambassadeurs des pays concernés. Les diplomates sont donc appelés, chacun selon ses prérogatives, à contribuer à la réussite de ce long travail de traduction qui vise, entre autres, la valorisation de l'arabe comme langue de recherche et des sciences. «Le trésor de la langue arabe» est une initiative qui a pour but la mise en place d’une infrastructure de recherche et de développement qui permettra de construire une plate-forme unifiée afin de recueillir la production textuelle réunie à partir de l’usage réel de la langue arabe afin d’en donner l’accès à différents utilisateurs à travers le réseau mondial (Internet), d’une part, et d’autre part, en permettant de capitaliser l’usage réel et effectif de la langue, servir à la construction d’un dictionnaire général automatisé de la langue arabe et servir de source de données linguistiques pour les chercheurs de différentes disciplines. La banque en question servira donc à des besoins très divers tels que la codification, la classification et la normalisation de l'usage réel du lexique arabe technique et non technique, ainsi que l'élaboration des lexiques spécialisés pour l'enseignement et la recherche.
L. M.

Nombre de lectures :

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable