Jeudi 25 juin 2009
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Aâlay’ha nah’ya, aâlay’ha namout !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Affaire des joueurs égyptiens dépouillés par des prostituées en
Afrique du Sud. Témoignage accablant des péripatéticiennes
incriminées : «les Pharaons n’ont…

 

…cadré aucun tir !»

Maintenant, les choses sont claires, car dites officiellement. Le régime indemnisait les tangos morts, les tangos disparus. Aujourd’hui, il nous annonce, la fleur au fusil déchargé, qu’il indemnise aussi les tangos en activité. Pas d’équivoque possible. Le terrorisme en activité est donc rémunéré par la république. Mais, si c’est clair comme de l’eau de roche du maquis, il reste tout de même des difficultés à aplanir. Des difficultés qui pourrissent la vie déjà assez dure comme ça de nos frères des montagnes. A quel moment du mois doivent-ils aller toucher leur indemnité ? Avant une descente dans un bar, au beau milieu d’un raid contre un village ou après avoir trucidé une section de gardes communaux et les avoir dépouillés de leurs tenues, de leurs armes et de leurs appareils de transmission ? Plus problématique encore ! Lorsque les frères des montagnes attaquent un bureau de poste pour le dévaliser, doivent- ils en profiter pour demander à l’opératrice de leur verser leurs indemnités, ce qui leur éviterait de revenir par la suite le faire, ou doivent-ils faire montre de discipline et de sens civique en ne mélangeant pas les missions, l’attaque à main armée et la perception d’un mandat indemnitaire ? Autre volet non moins embarrassant pour nos frères indemnisés : si pour leurs collègues morts ou disparus la question ne se pose plus vraiment, est-ce que pour eux, tangos vivants, bien vivants, bons vivants et hyperactifs des primes sont prévues ? Eh oui ! On ne peut pas indemniser de la même manière, selon les mêmes barèmes un terroriste mort, disparu ou en exercice. Un frère actif est en droit de réclamer des primes. Le code du travail, les conventions collectives et les documents ayant sanctionné les différentes tripartites sont très clairs. Il y a des primes de pénibilité. Il y a des primes de risques. Il y a des primes de travail posté. Il y a des primes de rendement. Individuel et collectif. Il y a des primes de fin d’année. Il y a des primes d’assiduité. Et je dois avoir oublié quelques autres primes en route. En fait, il ne suffit pas de venir nous dire que les tangos en activité ont eux aussi droit à une indemnisation. Il faut nous en donner le détail afin que nous soyons rassurés quant à l’avenir de cette frange indissociable de notre société. Car, s’il parvenait à mes oreilles de citoyen chatouilleux qu’un des droits ou qu’une des primes de mes frères des montagnes n’aurait pas été pris en compte dans le calcul de leurs indemnités, je serais prêt à sortir dans la rue pour leur manifester tout mon soutien. Aâlay’ha nah’ya, aâlay’ha namout ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

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