Halte aux accidents sur la RN3 !
La route nationale N°3 reliant Hassi Messaoud à Illizi continue de tuer
dans l’anonymat le plus total. En effet, il ne se passe pas une semaine
sans que les services médicaux de la base de vie multinationale de G-TFT
interviennent pour secourir les accidentés. Malheureusement, on déplore
plusieurs morts ces derniers temps surtout sur le tronçon Tin Foué -
Ouhanet, qui vient tout juste d’être goudronné et sur lequel la dernière
victime n’est qu’un bébé mort écrasé après avoir été éjecté de la
voiture familiale conduite par son propre père lors d’une culbute du
véhicule dont la cause principale est le dénivellement de l’accotement
de 20 à 30 cm par rapport à la chaussée. Et juste après cet accident, un
chauffeur d’un camion-citerne plein de combustible a payé de sa vie en
se renversant en face de la base de vie, ce qui n’a pas laissé les
responsables de SH/GTFT insensibles : ils eurent à déclencher un plan de
secours pour parer à toute éventualité. D’après les constatations des
enquêteurs, les causes de cette hécatombe sont dues en général :
- au dénivellement de l’accotement le long de cette route
- à l’absence de matérialisation de la chaussée
- à la fatigue due à l’inobservance de pauses, surtout que le semblant
de relais le plus proche se trouve à mi-chemin, à environ 500 km, dans
la localité dite Hassi Belguebour
- à l’ excès de vitesse. Pour mettre fin à ces accidents, nous demandons
aux autorités d’Illizi de poursuivre les travaux d’égalisation de
l’accotement le long de cette nationale ainsi que sa matérialisation.
Car elle voit son débit en circulation augmenter de jour en jour au vu
de son importance stratégique dans le désenclavement de toute une région
où plusieurs unités de Sonatrach et multinationales sont installées.
Madadi Djebrit /G-TFT
Une race en voie d’extinction
Je me souviens de l’époque où, après les cours à la Fac centrale, à
la Brasserie des Facultés, nous prenions un pot avec nos professeurs, où
dans ces moments intenses, nous apprenions beaucoup et développions
notre culture politique et notre esprit. Actuellement, les étudiants
passent plus de temps dans des amphis transformés en salle de prière. Le
seul endroit commun où étudiants et professeurs se rencontrent (en
dehors des salles de cours) sont les toilettes, les pieds dans les
lavabos à faire leurs ablutions. Je me souviens des débats acharnés dans
les bars d’Alger, à la veille des années 90 avec des amis qui,
maintenant, ne boivent plus, font la prière et qui tolèrent pour
certains de prendre une limonade en nous regardant nous empêtrer dans
nos «péchés». Mais je sais que cette tolérance prendra bientôt fin. Ce
n’est pas le pouvoir actuel ou le roi et son petit prince qui sont les
causes de tout cela. Ils ont compris, en bons opportunistes, que c’est
notre société tout entière qui est en mutation. Y a-t-il une solution ou
un remède, je ne le pense pas, nous sommes une race en voie d’extinction
?
Farouk
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