Michael Jackson est mort.
Tchao Bambi !
L’affaire commence à faire grand bruit. Des terroristes repentis se sont
vu refuser la création d’un syndicat autonome afin de garantir leurs droits
inaliénables. C’est terrible ! L’Algérie régresse ! De quel droit
interdit-on à des tangos de pratiquer de manière autonome l’exercice
syndical ? D’autant plus que les frères des montagnes, à l’origine de
cette initiative pour l’heure bloquée, ont fait montre d’une ouverture
d’esprit assez frappante pour être signalée ici. Ainsi, ils ne se disent pas
opposés au fait que certains de leurs compagnons d’armes optent pour le
syndicat officiel, l’UGTA. Tout en reconnaissant le libre choix pour tous, ils
précisent juste qu’eux, anciens du GIA, du GSPC et d’Al-Qaïda, préfèrent
inscrire leur action dans le cadre d’un syndicat autonome. Un syndicat
qu’ils disent ouvert à toutes les bonnes volontés, ces mêmes bonnes volontés
qui ont animé des années durant, de manière aussi remarquable la vie au
maquis. Alors, pourquoi ces blocages inexplicables pour le commun des mortels ?
Les tangos sont prêts à se conformer aux textes en vigueur en matière de création
d’une association à vocation socioprofessionnelle. Ainsi, ils ont d’ores et
déjà désigné un bureau afin de préparer comme il se doit leur premier congrès
et l’élection des différentes structures devant constituer leur futur
syndicat. Ils espèrent surtout une évolution rapide de la position de
l’administration sur cette question, car la date de la prochaine tripartite
Gouvernement, Syndicats et Patronat, même si elle n’a pas été
officiellement annoncée, approche à grands pas, et le syndicat des frères des
montagnes espère siéger ce jour-là au même titre que la Centrale. Car ces
animateurs estiment, à juste titre, que des questions aussi brûlantes que la
revalorisation de leurs indemnités indexées sur un coût de la vie réactualisé
sur ces deux dernières années — période marquée par une flambée des prix
elle-même accentuée par la crise financière mondiale — ne peuvent se
traiter ni être examinées sans leur présence à la table des négociations.
Ce qui me semble être une revendication raisonnable, logique et correspondant
tout à fait à l’esprit et à l’air du temps. Cet air qui peut vous sembler
vicié et pourri aujourd’hui, mais que l’on vous obligera quand même à
respirer demain. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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