Samedi 27 juin 2009
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Plaidoyer pour le libre exercice syndical

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Michael Jackson est mort.
 

Tchao Bambi !

L’affaire commence à faire grand bruit. Des terroristes repentis se sont vu refuser la création d’un syndicat autonome afin de garantir leurs droits inaliénables. C’est terrible ! L’Algérie régresse ! De quel droit interdit-on à des tangos de pratiquer de manière autonome l’exercice syndical ? D’autant plus que les frères des montagnes, à l’origine de cette initiative pour l’heure bloquée, ont fait montre d’une ouverture d’esprit assez frappante pour être signalée ici. Ainsi, ils ne se disent pas opposés au fait que certains de leurs compagnons d’armes optent pour le syndicat officiel, l’UGTA. Tout en reconnaissant le libre choix pour tous, ils précisent juste qu’eux, anciens du GIA, du GSPC et d’Al-Qaïda, préfèrent inscrire leur action dans le cadre d’un syndicat autonome. Un syndicat qu’ils disent ouvert à toutes les bonnes volontés, ces mêmes bonnes volontés qui ont animé des années durant, de manière aussi remarquable la vie au maquis. Alors, pourquoi ces blocages inexplicables pour le commun des mortels ? Les tangos sont prêts à se conformer aux textes en vigueur en matière de création d’une association à vocation socioprofessionnelle. Ainsi, ils ont d’ores et déjà désigné un bureau afin de préparer comme il se doit leur premier congrès et l’élection des différentes structures devant constituer leur futur syndicat. Ils espèrent surtout une évolution rapide de la position de l’administration sur cette question, car la date de la prochaine tripartite Gouvernement, Syndicats et Patronat, même si elle n’a pas été officiellement annoncée, approche à grands pas, et le syndicat des frères des montagnes espère siéger ce jour-là au même titre que la Centrale. Car ces animateurs estiment, à juste titre, que des questions aussi brûlantes que la revalorisation de leurs indemnités indexées sur un coût de la vie réactualisé sur ces deux dernières années — période marquée par une flambée des prix elle-même accentuée par la crise financière mondiale — ne peuvent se traiter ni être examinées sans leur présence à la table des négociations. Ce qui me semble être une revendication raisonnable, logique et correspondant tout à fait à l’esprit et à l’air du temps. Cet air qui peut vous sembler vicié et pourri aujourd’hui, mais que l’on vous obligera quand même à respirer demain. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

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