Le jugement de l’affaire qui défraye la chronique depuis 2005, après plusieurs reports, a enfin eu lieu hier au niveau du tribunal d’Oran. Le juge du statut personnel a donné la parole aux deux parties qui réclament la paternité et la garde de la petite Safia ou Sofia, comme la surnomme son prétendu père français. Au cours de cette séance, le représentant du ministère public a
requis l’application de la loi, alors que l’avocat de la défense de la
famille de la défunte, la mère de Safia, a rappelé, afin de prouver au
tribunal la non-paternité du présumé père français, les dates de
l’établissement du mariage et de la naissance de la petite en question,
qui correspondent respectivement au mois de septembre 2001 et décembre
2001. Considérant ainsi illégal le mariage du ressortissant français
avec l’Algérienne. Quant à la demande effectuée par la défense du
prétendu père algérien pour qu’il effectue lui et M. Cherbourg le test
ADN, l’avocat de ce dernier a estimé qu’une telle chose n’était pas
nécessaire car la justice a en sa possession tous les documents
nécessaires. Après délibération, le juge a rejeté la demande du prétendu
père algérien d’un test ADN. Toutefois, un flou total continue
d’entourer cette affaire quant au sort réservé à Safia qui demeure sous
la tutelle de l’Etat. Par ce rejet, la famille algérienne de Safia se
demande s’il faut en conclure que cette dernière sera confiée à
Cherbourg ? Une question qui sera clarifiée dans les prochains jours.
B. A.
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