Le conflit qui opposait la compagnie Aigle Azur au ministère des Transports a connu, hier, son épilogue. Le département de Amar Tou a fait savoir que des autorisations de vol avaient été délivrées à la compagnie. Nawel Imès - Alger (Le Soir) - Elles portent sur le programme allant
jusqu’au 14 juillet. Au-delà de cette date, le programme reste à
l’étude. Le communiqué rendu public, hier, précise que «ces vols
s'ajoutent aux programmes antérieurs concernant les compagnies Air
Méditerranée et Aigle Azur». Selon les modalités arrêtées par le
ministère de tutelle, la compagnie Air Méditerranée assurera cinq vols
Tours- Oran les 8, 14, 21, 30 juillet et 2 août. Elle est également
autorisée à effectuer trois vols Toulouse-Oran les 7, 8 et 10 juillet
prochain. Les retours Oran-Tours et Oran- Toulouse se feront à vide,
précise le ministère. Aigle Azur assurera, pour sa part, trois vols
Paris-Oran les 1, 8 et 15 juillet, trois vols Paris- Alger les 26 juin,
4 et 11 juillet et, enfin, six vols Paris- Béjaïa les 29 et 30 juin, les
6, 7, 13 et 14 juillet. La mise au point de ce programme de vols
intervient après un conflit qui avait opposé Aigle Azur au ministère des
Transports. Trois vols de la compagnie Aigle Azur, au départ de
Paris-Orly à destination de l'Algérie, avaient été annulés entre lundi
et mercredi par la Direction de l'aviation civile algérienne, qui
n’avait pas validé ces vols. Aigle Azur avait, dans un premier temps,
indiqué qu’«il s'agit d'un malentendu qui devrait être réglé dans la
journée» avant de rendre public un communiqué dans lequel elle
expliquait que l’annulation des vols en question est due à «une
dégradation des relations de confiance qu'elle entretient avec les
autorités de tutelle» ajoutant «avoir déposé, dès le 26 janvier dernier
auprès des autorités compétentes, un programme de vols à destination de
l’Algérie pour la saison en cours. Ce programme a été proposé
conformément à l’accord aérien établi entre la France et l’Algérie, qui
ne prévoit pas de limite de capacité durant la haute saison. Cette
fois-ci, et contrairement aux années précédentes, certaines demandes de
vols supplémentaires sur l’ensemble du programme déposé sont restées
sans suite. Cette situation n’était, alors, aucunement préoccupante car
des écarts mineurs ont déjà été régularisés par le passé, au dernier
moment, et ce grâce aux relations de confiance qu’entretient Aigle Azur
avec les autorités de tutelle».
N. I.
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