Jeudi 02 juillet 2009
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Chronique du jour
Pousse avec eux
Le HIC
Edition du jour
 
Culture
Vox populi
 
 
Nos archives en HTML
 

Drôles de mœurs !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Deux terroristes abattus par les forces de sécurité à
Boumerdès. Les autorités tiennent à rassurer leurs…
 

…familles : toutes les dispositions
ont d’ores et déjà été prises
pour l’indemnisation

Ainsi donc, l’Algérien Mohamed Bédjaoui aurait retiré sa candidature au poste de patron de l’Unesco. Tiens donc ! Comme par hasard, il y a quelques heures à peine, Le Soir d’Algérie faisait allusion dans sa page indiscrétions à une très probable entrevue entre le même Bédjaoui et Abdekka à El-Mouradia, avec, à la clé, un titre, une nomination de l’ancien diplomate à une haute fonction. Tout ce ballet, s’il se confirme bien sûr, est mené de main d’éléphant, tellement il est grotesque. C’est littéralement la cour des miracles ! Le gars boude parce qu’il ne figure plus dans l’exécutif ni dans le cercle carré des conseillers, alors il nargue son pays en postulant à la direction de l’Unesco sous les couleurs cambodgiennes, et son pays, pas le Cambodge, l’Algérie (la précision s’impose), l’amadoue avec un job en or contre son retrait de candidature. Beurk ! Et re-beurk ! Je n’ose imaginer le vent de tempête, la furie, la charge sauvage dont aurait eu à souffrir un quidam, un Algérien basique s’il avait osé se présenter à une quelconque élection sous les couleurs d’un autre pays. Même une vulgaire élection de comité d’immeuble ! Belkhadem se serait aussitôt proposé de couper lui-même le bois devant alimenter le bûcher. La FR, la Famille révolutionnaire, aurait fourni la boîte d’allumettes. La presse exemplaire (combien d’exemplaires ?) aurait offert l’essence pour mieux flamber le malheureux et nous aurions tous marché au cri de «A mort le traître !». Par contre, avec Bédjaoui, le système fait ce qu’il fait le mieux. Ce qu’il sait faire depuis toujours. Il recycle même ses membres boudeurs et leur redonne des couleurs et un sourire par une distribution gratuite et généreuse de bonbons. Rien ne se perd chez ces gens-là, ya errab ! Et, il n’y a personne, personne en dehors de nous les «traîtres» pour demander des comptes, pour poser juste cette question : comment peut-on encore faire confiance en une personne qui, déçue, dépitée, s’en est allée ferrailler dans une joute internationale contre son propre pays ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

Nombre de lecture : 5527

  Édition papier

Télécharger la version compressée

Lire le journal en PDF

LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

Télécharger

 

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site