Deux terroristes abattus par les forces de sécurité à
Boumerdès. Les autorités tiennent à rassurer leurs…
…familles : toutes les dispositions
ont d’ores et déjà été prises
pour l’indemnisation
Ainsi donc, l’Algérien Mohamed Bédjaoui aurait retiré sa candidature au
poste de patron de l’Unesco. Tiens donc ! Comme par hasard, il y a quelques
heures à peine, Le Soir d’Algérie faisait allusion dans sa page indiscrétions
à une très probable entrevue entre le même Bédjaoui et Abdekka à
El-Mouradia, avec, à la clé, un titre, une nomination de l’ancien diplomate
à une haute fonction. Tout ce ballet, s’il se confirme bien sûr, est mené
de main d’éléphant, tellement il est grotesque. C’est littéralement la
cour des miracles ! Le gars boude parce qu’il ne figure plus dans l’exécutif
ni dans le cercle carré des conseillers, alors il nargue son pays en postulant
à la direction de l’Unesco sous les couleurs cambodgiennes, et son pays, pas
le Cambodge, l’Algérie (la précision s’impose), l’amadoue avec un job en
or contre son retrait de candidature. Beurk ! Et re-beurk ! Je n’ose imaginer
le vent de tempête, la furie, la charge sauvage dont aurait eu à souffrir un
quidam, un Algérien basique s’il avait osé se présenter à une quelconque
élection sous les couleurs d’un autre pays. Même une vulgaire élection de
comité d’immeuble ! Belkhadem se serait aussitôt proposé de couper lui-même
le bois devant alimenter le bûcher. La FR, la Famille révolutionnaire, aurait
fourni la boîte d’allumettes. La presse exemplaire (combien d’exemplaires
?) aurait offert l’essence pour mieux flamber le malheureux et nous aurions
tous marché au cri de «A mort le traître !». Par contre, avec Bédjaoui, le
système fait ce qu’il fait le mieux. Ce qu’il sait faire depuis toujours.
Il recycle même ses membres boudeurs et leur redonne des couleurs et un sourire
par une distribution gratuite et généreuse de bonbons. Rien ne se perd chez
ces gens-là, ya errab ! Et, il n’y a personne, personne en dehors de nous les
«traîtres» pour demander des comptes, pour poser juste cette question :
comment peut-on encore faire confiance en une personne qui, déçue, dépitée,
s’en est allée ferrailler dans une joute internationale contre son propre
pays ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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