Vox populi : Lettre ouverte au chef de la daïra de Sidi-M’hamed

C’est avec force que me permets de faire appel à votre autorité pour dénoncer le comportement rebutant du préposé chargé de la délivrance du certificat de capacité, au sein de l’antenne administrative de la daïra de Sidi- M’hamed, exigible pour le renouvellement du permis de conduire institué par les dispositions réglementaires fixant la validité du permis de conduire à 10 ans.
En vue de vous permettre d’apprécier à sa juste mesure et dans ses moindres recoins l’attitude de cet employé au comportement méprisant et zélé, il m’apparaît tout indiqué de vous retracer les circonstances qui ont amené cet employé à avoir une attitude disproportionnée à mon égard durant la matinée du 25 mai 2009, qui, à juste titre, n’a point de motivations. En effet, vers 10h30, je me suis présenté au guichet en charge de la délivrance du certificat de capacité pour le renouvellement du permis de conduire de mon cousin Mohammedi Malek, résidant à Béjaïa, muni du dossier approprié tel qu’il me fut réclamé préalablement, à savoir : · un formulaire de l’administration, se rapportant au certificat de capacité, dûment rempli par l’intéressé et légalisé ; · une photocopie du permis de conduire dûment légalisée ; · une procuration me concernant dûment légalisée par l’intéressé. Quelle ne fut ma surprise d’apprendre de vive voix au moment du dépôt du dossier, auprès de l’employé en charge de l’attribution du certificat de capacité, que le délai requis pour son retrait est minimum de 20 jours, au motif qu’un problème subsiste au niveau du système informatique. Tout en restant dans la limite de la correction, je n’ai pas manqué d’insister que le délai d’attribution d’un tel document étant long et exagéré d’autant plus que c’est un document qui est destiné pour une autre wilaya. Cette personne semblait tellement forte de ses propos qu’elle afficha avec arrogance son impunité. J’ai invité aussitôt l’employé, pour couper court à la discussion, à m’établir un récépissé de dépôt du dossier. Il me rétorqua sèchement que les dossiers sont réceptionnés sans aucun reçu. Tout en m’indiquant que si je n’étais pas content, je n’avais qu’à reprendre mon dossier ou bien me plaindre auprès du responsable si cela me chantait. Sur ce, j’étais contraint de déposer mon dossier sans aucune preuve de dépôt comme l’avait exigé cet employé prétentieux, dès lors que je n’avais aucun choix. Monsieur le Chef de Daïra, la retenue et l’éthique de la profession sont de mise et les écarts de langage n’honorent guère le comportement exemplaire que devrait avoir un employé modèle dans une administration publique au service du citoyen. Bien que des efforts louables sont déployés tous azimuts pour venir à bout de la bureaucratie et de ses méfaits, il existe malheureusement des situations où des «spécimens » de cette nature d’individu éprouvent un énorme plaisir à empoisonner la vie des citoyens. Dans l’attente de vos instructions à ramener cet employé, aux attitudes démesurées, à tempérer à la fois ses ardeurs et à revenir à de meilleurs sentiments, je vous prie d’agréer, Monsieur le Chef de Daïra, l’expression de mon profond respect.
A. Mohamdi



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