
Régions : LANCEMENT DES TRAVAUX DE LA DEUXIÈME SESSION ORDINAIRE DE L’APW D’ORAN Une panoplie de dossiers à l’ordre du jour
De nombreux thèmes ont été inscrits au programme de la 2e session ordinaire de l’APW d’Oran, qui s’est tenue au siège de la wilaya, concernant divers secteurs de développement, comme le budget supplémentaire de l’année 2009, l’étude des dossiers relatifs à la récupération de 13 terrains agricoles pour l’intérêt public, la création d’une nouvelle entreprise de gestion et d’entretien de l’éclairage public et de panneaux de signalisation, la rentrée scolaire, ainsi que le dossier des marchés de gros à Oran. Lors de la première séance de cette session, en prenant la parole, le
wali d’Oran a expliqué que la wilaya a tiré énormément profit des
préparatifs pour le GNL16, notamment sur le plan des infrastructures
(mise à niveau des hôtels, des restaurants… des plages, des routes et
autoroutes ainsi que des espaces verts). Pour le premier responsable de
l’exécutif, Oran doit se présenter dans sa plus belle image. Dans ce
cadre, il a déclaré qu’une commission de wilaya sera installée dans les
prochains jours pour désigner les lauréats du grand prix de la wilaya et
qui sera attribué au propriétaire de la meilleure vitrine, du meilleur
moyen de transport, du meilleur café et restaurant, ainsi que d’autres
distinctions. D’autre part, le wali d’Oran, qui prévoit l’augmentation
du nombre des étudiants universitaires de 70 000 (enregistré cette
année) à 100 000 pour l’année 2009/2010, a annoncé, concernant les
préparatifs entamés pour la réussite de la prochaine rentrée
universitaire 2009/2010, que plus de 6 000 places pédagogiques seront
réceptionnées en plus des 6 000 déjà réalisées, de même que 5 000 lits
vont être consacrés pour héberger les nouveaux inscrits universitaires
originaires d’autres wilayas. Il a également noté que le projet lancé
par la wilaya pour le renforcement de l’éclairage public est bien avancé
et permettra, une fois achevé, de mettre en place 93 nouveaux postes
électriques (groupement d’Oran), après avoir constaté, suite à une
étude, que le problème des coupures de courant qui causaient des
désagréments pour les citoyens oranais était dû à la surcharge des
postes de transformateurs électriques. Au cours de cette session, il est
également question d’étudier le sort de 11 dossiers de lots de terrains
agricoles, situés à Mers El-Kebir, Messerghine, Sidi Chami, Ançor,
Es-Senia, Mers El-Hadjaj, Bousfer (3 lots), Tafraoui et Oued Tlilat, qui
devraient être restitués à la propriété publique, de même qu’il sera
question de discuter d’autres volets relatifs aux principaux axes
sus-cités.
Ben Aziz
LE PRÉSIDENT DE LA COMMISSION FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE DE L’APW
«L’entreprise de transport risque de mettre la clé sous le paillasson
dans moins de deux ans»
Le président de la commission économique et financière de l’APW
avait déclaré lundi dernier, lors de la tenue de la deuxième session
ordinaire de l’Assemblée populaire de wilaya, en plaidant pour l’octroi
de deux milliards de centimes de subvention à l’entreprise publique de
transport en commun d’Oran (ETO), que cette dernière court sérieusement
le risque de déclarer faillite dans le cas d’un refus de subvention. «L’ETO
a atteint cette année près de 97 millions de dinars de déficit, de même
qu’elle en enregistre chaque année», a confirmé le président de ladite
commission devant les membres de l’APW d’Oran. Selon lui, l’ETO fait
actuellement face à des difficultés financières majeures, notamment à
cause du problème qui se pose pour l’amortissement des coûts des
investissements initiaux de cette entreprise, dont l’achat des bus,
seul, a coûté 125 milliards de centimes. L’intervenant, également
commissaire aux comptes de l’entreprise en question, a expliqué que le
rythme avec lequel l’ETO rembourse ses dettes des achats d’équipements,
qui sont de l’ordre de 12,5 milliards de centimes annuellement, met en
danger l’équilibre financier de la société. Ainsi, les 9 milliards de
centimes de subvention que débloque annuellement la tutelle au profit de
l’ETO sont insuffisants, et c’est de là qu’il a estimé que l’aide de la
wilaya est vitale.
B. A.
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