Jeux méditerranéens de Pescara. En boulisme,
l’Algérie remporte une médaille. Ce n’est là qu’une
juste récompense pour un peuple qui a autant les…
…boules !
Le Périscoop du Soir d’Algérie l’a évoqué ce jeudi. La rumeur court
depuis quelques heures. Mohamed Gharbi, moudjahid et chef Patriote, ayant abattu
un terroriste et s’étant vu infliger la peine capitale par une justice à la
face voilée, pourrait finalement être… gracié par Abdekka. Le 5 Juillet !
Date-anniversaire que l’Algérie peut fêter parce que, justement, des mecs
comme Gharbi ont libéré le pays. Cette grâce, si elle se confirme, me posera
un réel problème. Gharbi n’est pas un criminel pour que nous en soyons réduits
à guetter, pleins d’espoir, sa grâce. Gharbi a besoin d’être réhabilité
dans son honneur bafoué. Il a droit à une révision de son procès. Un acte
refondateur de sa dignité salie. Gharbi doit être acquitté, car ayant agi en
état prouvé et archi-prouvé de légitime défense. La légitime défense est
un cas prévu par la loi, pour toutes les âmes frileuses qui voudraient, comme
à leur habitude, se cacher derrière un juridisme bien commode. D’ailleurs,
ces histoires de grâce commencent sérieusement à me chauffer. Je n’ai
jamais gobé le fait d’avoir avec d’autres confrères été «gracié» par
sa seigneurie dans le cadre des affaires dites de presse. Une grâce infâmante
puisqu’elle faisait partie d’une grosse fournée d’autres grâces présidentielles
au sein desquelles il y avait des tangos. Presse insoumise et frères des
montagnes, même statut, même sort ! L’histoire risque de se répéter
aujourd’hui avec Gharbi. Les choses vont «se calmer», les pétitions s’éteindre
de leur belle mort juste parce que le raïs va peut-être faire montre de mansuétude
envers un héros de guerre. Des deux guerres. Désolé ! Ça coince quelque
part. S’il y a une grâce à accorder, elle doit être le fait de Gharbi lui-même.
Mohamed pourrait de son propre chef gracier, pardonner cette magistrate et cette
justice qui l’ont atteint dans sa dignité, dans sa chair. C’est à lui de
gracier, de pardonner. Et non le contraire ! Je fume du thé et je reste éveillé,
le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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