Samedi 04 juillet 2009
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Qui doit gracier l’autre ?

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Jeux méditerranéens de Pescara. En boulisme,
l’Algérie remporte une médaille. Ce n’est là qu’une
juste récompense pour un peuple qui a autant les…

 

…boules !

Le Périscoop du Soir d’Algérie l’a évoqué ce jeudi. La rumeur court depuis quelques heures. Mohamed Gharbi, moudjahid et chef Patriote, ayant abattu un terroriste et s’étant vu infliger la peine capitale par une justice à la face voilée, pourrait finalement être… gracié par Abdekka. Le 5 Juillet ! Date-anniversaire que l’Algérie peut fêter parce que, justement, des mecs comme Gharbi ont libéré le pays. Cette grâce, si elle se confirme, me posera un réel problème. Gharbi n’est pas un criminel pour que nous en soyons réduits à guetter, pleins d’espoir, sa grâce. Gharbi a besoin d’être réhabilité dans son honneur bafoué. Il a droit à une révision de son procès. Un acte refondateur de sa dignité salie. Gharbi doit être acquitté, car ayant agi en état prouvé et archi-prouvé de légitime défense. La légitime défense est un cas prévu par la loi, pour toutes les âmes frileuses qui voudraient, comme à leur habitude, se cacher derrière un juridisme bien commode. D’ailleurs, ces histoires de grâce commencent sérieusement à me chauffer. Je n’ai jamais gobé le fait d’avoir avec d’autres confrères été «gracié» par sa seigneurie dans le cadre des affaires dites de presse. Une grâce infâmante puisqu’elle faisait partie d’une grosse fournée d’autres grâces présidentielles au sein desquelles il y avait des tangos. Presse insoumise et frères des montagnes, même statut, même sort ! L’histoire risque de se répéter aujourd’hui avec Gharbi. Les choses vont «se calmer», les pétitions s’éteindre de leur belle mort juste parce que le raïs va peut-être faire montre de mansuétude envers un héros de guerre. Des deux guerres. Désolé ! Ça coince quelque part. S’il y a une grâce à accorder, elle doit être le fait de Gharbi lui-même. Mohamed pourrait de son propre chef gracier, pardonner cette magistrate et cette justice qui l’ont atteint dans sa dignité, dans sa chair. C’est à lui de gracier, de pardonner. Et non le contraire ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

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