Actualités : VERSEMENT DES INDEMNITÉS DES DÉPUTÉS DANS LE COMPTE DU PT
Hanoune saisit le Conseil d’État


La secrétaire générale du Parti des travailleurs compte saisir le Conseil d’Etat dans les prochains jours. Raison de cette saisine : le refus de l’administration de l’APN de verser les indemnités des députés du PT dans le compte du parti. Hanoune a indiqué avoir tenté, en vain, de régler ce différend par le dialogue.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Conséquence de l’échange d’amabilités entre le numéro un du PT et Ziari, la décision de ne plus verser les indemnités des députés dans le compte du parti est interprétée par Louisa Hanoune comme une ingérence dans les affaires internes du PT. La secrétaire générale a expliqué, hier, que les membres du groupe parlementaire du PT ont, tous adressé, dès le début de leur mandat, une lettre dans laquelle ils demandent à l’administration de l’APN de verser leurs indemnités au compte du parti. Une pratique qui, explique Hanoune, est clairement inscrite dans les statuts du parti et qui n’a jamais fait l’objet d’une quelconque critique. Résultat de ce blocage, les indemnités de juin n’ont pas été versées aux députés, qui avaient auparavant reçu des appels émanant de l’administration de l’APN leur rappelant qu’ils devaient communiquer leurs numéros de comptes personnels. Pour Hanoune, l’objectif est on ne peut plus clair : porter atteinte au groupe parlementaire du PT en poussant ses députés au nomadisme. Ce qui lui fera dire que ces pratiques sont en violation du règlement intérieur de l’APN et de la Constitution. D’ailleurs, Hanoune a demandé de manière officielle au président de l’APN de saisir le Conseil constitutionnel pour une lecture du règlement intérieur de l’APN, notamment son article 53. Ce dernier stipule que «toute modification dans la composition d'un groupe parlementaire, qu'elle résulte de démission, d'exclusion ou de nouvelle adhésion, est publiée au Journal officiel des débats après sa communication au Bureau de l'Assemblée par le groupe, et, le cas échéant, le député concerné». Une lecture erronée de ce dernier a permis de légaliser voire encourager le nomadisme politique à l’intérieur de l’Hémicycle. Pour toutes ces raisons, le PT avait pris la décision de geler sa participation dans les instances du Parlement en n’acceptant plus les postes de vice-président, de rapporteur ou de président de commission. Une décision que les instances du parti avaient approuvée avant que la direction du parti ne change d’avis. Hanoune a, en effet, expliqué qu’à l’issue d’une réunion qui avait rassemblé des députés du PT et ceux de l’alliance présidentielle, il est apparu que pour des «raisons liées à la stabilité», le retrait du PT n’était pas souhaité. Un argument auquel la formation de Hanoune n’a pas été insensible. Comme le parti fêtait cette année son dix-neuvième anniversaire, Hanoune s’est longuement attardée sur les luttes et les acquis arrachés. La privatisation en fait assurément partie. A ce sujet, le PT enregistre avec satisfaction les mesures prises en faveur de la sauvegarde de l’économie nationale mais espère que le principe de la préférence nationale sera définitivement instauré. Une option qui ne peut se faire sans la révision de l’Accord d’association avec l’Union européenne.
N. I.

La loi domaniale gelée ?
La loi domaniale, qui avait essuyé tant de critiques au moment de son adoption par les deux chambres du Parlement, serait-elle en voie d’être gelée ? C’est du moins ce qui ressort des propos de Louisa Hanoune qui a indiqué, hier, être en possession d’éléments plaidant pour cette option, pour laquelle son parti avait lancé une grande mobilisation.
N. I.



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