Vox populi : Hram ! Tout est hram dans ce pays !

De bon matin, je pleure pour l’Algérie ; et cela après avoir lu l’article concernant le cas de l’émigré de Seraïdi, et la situation de son restaurant.
Oui monsieur, croyez-moi, que je suis assise, là, à l’entrée de mon bureau, je suis censée recevoir d’une minute à l’autre des clients dans le cadre de mon travail administratif, mais au lieu de retenir mes larmes, je les laisse couler, je laisse la tristesse m’envahir, car elle fait partie de mon quotidien, je n’ai pas honte qu’ils me surprennent en train de sangloter, car c’est tout ce qui me reste de libre à faire. A la lecture de cet article, je ne pouvais plus m’empêcher de laisser l’amertume m’emporter, sans cesser de me demander pourquoi on nous fait subir ça, et ces soi-disant islamistes (ces semeurs d’anarchie), pour qui se prennent-ils pour avoir tant de liberté d’imposer leurs sinistres idéologies, et de s’immiscer dans la vie des autres. Mais d’où vient leur pouvoir, leur force ? On nous prive de tout, d’écouter de la musique, d’avoir une culture, et même une Histoire ; on nous interdit de boire, de manger, même l’affaire Coca-Cola fait partie de leur nouvelle politique. Hram ! Tout est hram dans ce pays où ce ne sont jamais nous qui décidons de ce que nous devons être et devenir. Où sont donc notre culture, notre vraie langue, notre liberté, notre sécurité ? Où sont la sûreté, la beauté de notre Algérie, les balades tranquilles entre amis, où sont le respect mutuel, le charme des femmes et la bonté des hommes. Je vous dis à vous Monsieur l’émigré investisseur malheureux, non pas pour vous décourager, mais plutôt pour vous faire gagner du temps, allez investir ailleurs. Formellement, on aime le pays, moi-même j’idolâtre Seraïdi, ses montagnes, ô Annaba, ses gens, ses plages, ses montagnes, sa magie, tous ses beaux «détails» ! Je comprends votre projet d’investissement, votre rêve d’enfant. Mais je vous dis, moi la fille de ce pays, moi-même femme algérienne dédaignée, ce pays ne nous appartient pas, il est entre les mains des «Autres», de «Hadouk», les envoyés du diable. Je continue encore à pleurer mon pays dans lequel je suis émigrée (ou plutôt étrangère).
I-Kahina

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