Après la condamnation de Mami à 5 ans de prison, c’est la
panique en Algérie. Désormais, qui va nous…
…rassurer sur l’état de santé d’Abdekka ?
Avant, quand Abdekka parlait avec force mots et moult froncements de sourcils
de la professionnalisation de l’armée qu’il comptait mener au pas de
charge, honnêtement, je ne comprenais pas très bien. Naïvement, je pensais
qu’il s’agissait de moderniser l’ANP, de la doter très vite
d’instruments d’exercice de la profession plus en phase avec le monde actuel
et les derniers développements technologiques et géostratégiques. Idiot que
j’étais ! Grâce à la chaîne de télévision Al-Jazeera, je sais maintenant
à quoi pense Boutef’ lorsqu’il affirme vouloir professionnaliser l’armée.
Eh oui ! Al-Jazeera nous a appris vendredi passé que Hassan Hattab s’est
rendu dans son village, Benzerga, à l’est d’Alger, sous bonne escorte, et
surtout avec une couverture aérienne assurée par un hélicoptère. C’est une
évolution énooooooooorme ! Parce que, jusque-là, avant l’opération de
professionnalisation de l’armée, les chefs tangos bénéficiaient d’une
protection, mais au sol, à pied. Ce qui est tout de même assez rudimentaire.
Ainsi, j’ai le souvenir du pauvre Ali Benhadj qui n’avait pour le protéger
qu’une garde rapprochée pédestre. Des mecs à lunettes noires, certes
vachement malabars, mais évoluant comme vous et moi, à pinces, sur le macadam.
D’ailleurs, petite anecdote croustillante au passage : un jour que le gnome
verdâtre était venu nous narguer devant le portail même de la Maison de la
Presse, ses gardes à pied nous avaient engueulés comme du poisson pourri parce
que nous le regardions un peu trop fixement. Et des confrères photographes s’étaient
même vu confisquer leurs films parce qu’ils avaient eu l’outrecuidance
professionnelle de le prendre en photo, lui et sa protection. Mais tout cela
restait circonscrit dans un cadre assez artisanal. Nous, debout devant nos sièges
de journaux. Benhadj debout devant le portail. Et ses gardes eux aussi debout et
passablement énervés et menaçants. A notre encontre, bien sûr. Avec Hassan
Hattab, la chose se professionnalise indiscutablement. La protection des frères
des montagnes a pris de la hauteur. Elle est en altitude, brassant l’air que
nous respirons déjà difficilement au sol avec des pales d’hélicoptère qui
nous rappellent l’importance du protégé. Eh oui ! Vous en connaissez
beaucoup, vous, des mecs protégés, couvés par des hélicos dès qu’ils
mettent le bout du nez dehors ? Ah ! Oui ! J’allais presque conclure en
oubliant l’essentiel. Ceci est un message personnel à l’aimable attention
des juges qui ont condamné et continuent de condamner Hattab par contumace.
J’ai un tuyau pour vous ! Levez la tête, et si vous entendez le moteur d’un
hélicoptère, soyez sûrs que «le contumace» est juste en dessous. Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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