Dimanche 05 juillet 2009
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La professionnalisation en marche !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
Après la condamnation de Mami à 5 ans de prison, c’est la
panique en Algérie. Désormais, qui va nous…
 

…rassurer sur l’état de santé d’Abdekka ?

 

Avant, quand Abdekka parlait avec force mots et moult froncements de sourcils de la professionnalisation de l’armée qu’il comptait mener au pas de charge, honnêtement, je ne comprenais pas très bien. Naïvement, je pensais qu’il s’agissait de moderniser l’ANP, de la doter très vite d’instruments d’exercice de la profession plus en phase avec le monde actuel et les derniers développements technologiques et géostratégiques. Idiot que j’étais ! Grâce à la chaîne de télévision Al-Jazeera, je sais maintenant à quoi pense Boutef’ lorsqu’il affirme vouloir professionnaliser l’armée. Eh oui ! Al-Jazeera nous a appris vendredi passé que Hassan Hattab s’est rendu dans son village, Benzerga, à l’est d’Alger, sous bonne escorte, et surtout avec une couverture aérienne assurée par un hélicoptère. C’est une évolution énooooooooorme ! Parce que, jusque-là, avant l’opération de professionnalisation de l’armée, les chefs tangos bénéficiaient d’une protection, mais au sol, à pied. Ce qui est tout de même assez rudimentaire. Ainsi, j’ai le souvenir du pauvre Ali Benhadj qui n’avait pour le protéger qu’une garde rapprochée pédestre. Des mecs à lunettes noires, certes vachement malabars, mais évoluant comme vous et moi, à pinces, sur le macadam. D’ailleurs, petite anecdote croustillante au passage : un jour que le gnome verdâtre était venu nous narguer devant le portail même de la Maison de la Presse, ses gardes à pied nous avaient engueulés comme du poisson pourri parce que nous le regardions un peu trop fixement. Et des confrères photographes s’étaient même vu confisquer leurs films parce qu’ils avaient eu l’outrecuidance professionnelle de le prendre en photo, lui et sa protection. Mais tout cela restait circonscrit dans un cadre assez artisanal. Nous, debout devant nos sièges de journaux. Benhadj debout devant le portail. Et ses gardes eux aussi debout et passablement énervés et menaçants. A notre encontre, bien sûr. Avec Hassan Hattab, la chose se professionnalise indiscutablement. La protection des frères des montagnes a pris de la hauteur. Elle est en altitude, brassant l’air que nous respirons déjà difficilement au sol avec des pales d’hélicoptère qui nous rappellent l’importance du protégé. Eh oui ! Vous en connaissez beaucoup, vous, des mecs protégés, couvés par des hélicos dès qu’ils mettent le bout du nez dehors ? Ah ! Oui ! J’allais presque conclure en oubliant l’essentiel. Ceci est un message personnel à l’aimable attention des juges qui ont condamné et continuent de condamner Hattab par contumace. J’ai un tuyau pour vous ! Levez la tête, et si vous entendez le moteur d’un hélicoptère, soyez sûrs que «le contumace» est juste en dessous. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com

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LE PROFESSEUR FARID KACHA, CHEF DU SERVICE HOSPITALO
UNIVERSITAIRE
DE PSYCHIATRIE DE CHÉRAGA

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