Une femme promue générale. Il s’agit de Madame Ardjoun.
Une promotion qui fera …
… datte !
Mazette ! Le sac à promesses est vide. Ou presque. Déjà que la promesse de
ramener la sécurité et la paix a fondu comme beurre au soleil. Déjà que la
promesse de faire redescendre à la queue-leu-leu tous les tangos du maquis
s’est volatilisée à un carrefour réputé dangereux. Déjà que la promesse
de mettre un toit par-dessus la tête de tous les Algériens s’est envolée
avant même de se poser. Déjà que la promesse de faire retrouver à l’Algérie
«la place qui est la sienne dans le concert des nations» s’est perdue dans
les dédales d’une année de la culture machin et d’un festival pana chose.
Alors ? Des promesses d’Abdekka que reste-t-il ? Ramener les investisseurs étrangers
? Pas sûr ! De moins en moins sûr. Je finissais juste d’écouter l’autre
jour un responsable allemand affirmer que «si l’Algérie n’éclaircissait
pas sa position ni n’assouplissait ses règles d’investissement, les
Allemands iraient planter leurs usines ailleurs» que déjà bruissaient les
serrures des valises de nos amis et frères investisseurs arabes. Il se disait
qu’ils allaient quitter l’Algérie, «leur second pays», selon la
croustillante formule polie. Aujourd’hui, il ne s’agit plus de rumeurs. Les
valises ont bien été bouclées et les Emiratis d’Emaar ne sont déjà plus là.
Salut, bye et pas à la prochaine ! Pourtant, nos frères arabes et leurs
milliards de dollars, c’était l’argument choc des vendeurs à la criée de
«la solution Bouteflika». Vous verrez, nous disaient-ils, avec lui, ils vont
arriver «afwadjen, afwadjen !», par vagues déferlantes. Faut croire que la météo
marine nous a joué un drôle de tour et le tsunami de dollars arabes s’est
vite transformé en clapotis ridicule, en gargouillis lamentable. Qu’Abdekka
ait échoué dans tous les autres dossiers, ya sidi maâlich. L’erreur est
humaine. Mais qu’il se plante sur son dossier de prédilection, sur sa spécialité,
sur son «truc» à lui, ça, je comprends moins. Pourtant, il a eu vingt ans
pour se perfectionner. Vingt ans durant lesquels il a sillonné tous les déserts
dorés, fréquenté tous les palais marbrés et «aânbarizés». Sur
l’investissement arabe, sur sa capacité à nous le ramener ici turbans et
ventres en avant, il ne pouvait pas échouer. Il ne devait pas échouer. Et
pourtant, il n’a pas seulement échoué. Il s’est crashé grave ! Je fume du
thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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