Métro d’Alger. Première défaillance sérieuse dans le système
de sécurité. Aucune alarme ne s’est déclenchée malgré
la présence à bord d’une des rames de…
…Belkhadem !
Peut-être est-ce dû à une conjonction astrale exceptionnelle, ou du moins
particulière ? Ou alors peut-être faut-il y voir une influence directe des marées
lunaires sur le cycle terrestre ? Ou alors doit-on en chercher les raisons dans
l’absence fort remarquée en ce mois d’été de bancs de méduses sur notre
littoral, alors que l’année dernière, à la même période, ces bestioles
pullulaient ? En l’état actuel des observations et des recherches, aucune de
ces pistes n’est à écarter pour expliquer ce phénomène étrange : dès
qu’un débat contradictoire, animé, agité, énervé et parfois emporté
s’engage dans les hautes sphères sur le dossier de la réconciliation
nationale et sur le super-statut des tangos repentis, comme par miracle, la
question du qui-tue- qui, que tout le monde pensait définitivement enterrée,
ressurgit de sa tombe. Etrangement, ces dernières heures, certains médias français
s’en prennent à l’armée algérienne dans l’affaire des moines de
Tibehirine et, citant le témoignage d’un général français jusque-là muet
comme une carpe, laissent entendre que ce sont les militaires algériens qui
auraient tué les moines, et non pas le GIA. Bonté divine ! Cette montée en
puissance des «lobbies» anti- ANP serait-elle en lien direct avec des rumeurs
laissant entendre un profond désaccord entre le Palais et les Tagarins sur la
lutte anti-tangos, désaccords qui auraient été exacerbés par les récents
assassinats de gendarmes à Bordj-Bou-Arréridj, les marges de manœuvre
exorbitantes accordées à des gugusses comme Mezrag et Hattab ou encore le sort
réservé à Mohamed Gharbi ? Faut-il lire cette «campagne» antiarmée algérienne
à l’aune des inquiétudes exprimées ces dernières heures par Louisa Hanoune
sur des changements importants attendus pour cet été ? Je n’en sais
fichtrement rien ! Ce que je sais par contre, et c’est historiquement prouvé,
c’est qu’à chaque fois que la démarche réconciliatrice s’est trouvée
discutée, chahutée, contestée, voire bousculée et violemment remise en
question, les bonnes feuilles parisiennes étaient miraculeusement mises à
contribution pour refaire planer sur la tête de l’ANP les sempiternelles
menaces de tribunaux et de jugements internationaux. Qui agiterait ainsi les
tam-tam parisiens ? Pas moi, M’sieur ! Moi, je me contente juste de fumer du
thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.
www.tacervellesarrete.blogspot.com
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