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Un été algérien (3)


Je t’écris pour te dire que si mon billet d’hier était inintelligible, c’est la faute à un certain Boualem Lbina qui vend du petit lait sur la RN 16. Son breuvage m’a assommé au point où j’ai servi de la «Aïcha» à toutes les sauces. Je voulais, bien sûr, parler de tata Aldjia, Aïcha n’étant qu’une seconde femme en perspective pour tonton Lekhmissi. Je jure que, dorénavant, je m’arrêterai à la 4e tasse de l’ben !
Je t’apprends que la presse coloniale revient à la charge avec une prétendue «bavure» de l’ANP : nos aviateurs auraient mitraillé les moines de Tibhirine en croyant que c’étaient des terroristes. Une ou deux fois par mois, les missiles «intelligents» américains tuent des familles entières en lieu et place des talibans. Mais la presse coloniale ne s’en émeut pas outre mesure… L’objectif est clair : éclabousser l’Armée nationale un… 5 Juillet et occulter un événement important et absolument rare,— même dans les démocraties occidentales —, la nomination d’une femme au rang de général !
Une lueur d’espoir dans les yeux en larmes de tata Aldjia : peut-être que les femmes seront un jour libres dans ce pays !
farahmaamar@ymail.com

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